Il est fréquent de devoir coordonner plusieurs modes de transports lors de nos déplacements. Cette pratique – l’intermodalité - associe dans 75% des cas les transports collectifs (TC). Aujourd’hui, elle intègre de plus en plus les mobilités douces : la combinaison vélo - TC a augmenté de 140% depuis les années 2000 [1]. Et ce, notamment grâce à l’essor du free-floating dans les grandes villes.

Mais l’usage du vélo reste pour beaucoup de Français un réflexe encore rare, représentant seulement 3% de nos trajets. Il fait pourtant l’objet d’un plan ambitieux de l’Etat, qui prévoit d’en faire tripler l’utilisation [2] dans les prochaines années. 

Pour cela, sont indispensables :  

  • une meilleure continuité du réseau cyclable,  
  • de plus amples infrastructures de stationnement ou d’offre libre-service,  
  • une meilleure prise en compte de l’équipement de protection et de sécurité routière dans les trajets intermodaux. 

L’intermodalité, c’est quoi ?

L'intermodalité est l'utilisation successive d’au moins 2 modes de transport au cours d'un même déplacement, comme par exemple le trajet domicile-travail [3].  

Peuvent ainsi se combiner des mobilités plus ou moins douces et propices à l’exercice physique comme la voiture, le tram, le train, le bus, le vélo ou VAE, la marche, la trottinette mais aussi les navettes fluviales ou maritimes. 

Le développement des transports collectifs et en free-floating dans les grandes villes, a ainsi permis d’y multiplier par 3 la part du déplacement intermodal sur les 20 dernières années [4]. 

L’intermodalité suppose, par contre, un déplacement « porte-à-porte » sans rupture. La continuité entre les différents modes de transports doit être assurée…et c’est souvent là que le bât blesse, faute d’infrastructures adaptées [3]. 

Les freins majeurs à l’intermodalité pour les usagers à vélo

L’usage du vélo a conquis de nombreux Français depuis le déconfinement du printemps 2020, et plus généralement depuis 20 ans : sa pratique a augmenté de 60% dans les grandes villes [6].  

Pourtant, la petite reine est encore trop peu utilisée dans les déplacements domicile-travail en agglomération : 16% de ces trajets à Strasbourg ou 12% à Bordeaux [6].  

Les cyclistes et adeptes de la trottinette électrique en ville se heurtent en effet à plusieurs obstacles matériels : 

  • le problème du stationnement et le risque de vol de leur équipement [2] ; 
  • la discontinuité du réseau cyclable [2] et la connexion parfois complexe avec les autres moyens de transports ; 
  • le transport du vélo ou de la trottinette et des équipements de sécurité associés. 

Les équipements qui font rimer intermodalité, vélo et sécurité

Compagnon de route idéal pour se déplacer vite et bien, le vélo a fait l’objet de belles innovations ces dernières années. A commencer par le vélo pliable et le vélo électrique (VAE) particulièrement apprécié par les seniors [6]. 

Et qui dit déplacement à vélo dit prévention, et équipement de protection ! Voici quelques équipements innovants pour circuler en toute sécurité : 

  • le casque airbag : il se porte comme une écharpe et se gonfle comme un casque-airbag lors d’un choc. Attention toutefois : à la différence du casque de protection réglementaire, ce casque-airbag n’est pas encore homologué, à suivre de près, donc ! 
  • Le gonfleur électrique de poche : aussi indispensable que peu encombrant pour rouler avec des pneus toujours bien gonflés ; 
  • Le gilet lumineux équipé de LED connectées, pour être encore plus visibles des autres usagers sans avoir à se changer ; 
  • Un porte smartphone (souvent utile à vélo comme GPS), à fixer sur le guidon pour s’orienter en sécurité. 

La mobilité durable : l’intérêt écologique du déplacement intermodal

Le déplacement intermodal s’inscrit également dans la prise de conscience collective d’aller vers une mobilité plus durable, plus écologiqueLes transports incarnent en effet l’un des secteurs les plus polluants : ils sont responsables de 29% des émissions de gaz à effet de serre en France [5]. 

L’intermodalité devient donc une pratique plus écologique à condition que les transports polluants, et la voiture notamment, soit remplacés par des mobilités vertes et dynamiques comme le vélo.  

Une bonne action non seulement pour la planète, mais aussi pour sa santé en renouant avec plus d’activité physique : 30 minutes de vélo par jour réduit par 2 la probabilité d’avoir un AVC [6] ! 

Sources

[1] https://www.assisesdelamobilite.gouv.fr/file/1461/04_v3-lbv-10-12_-_mobilites_intermodales_theme_4_pour_bat930b.pdf?token=2cCHvmzi 

[2] https://www.ecologie.gouv.fr/velo-et-marche 

[3] http://geoconfluences.ens-lyon.fr/informations-scientifiques/a-la-une/notion-a-la-une/notion-a-la-une-intermodalite 

[4] https://www.assisesdelamobilite.gouv.fr/file/1461/04_v3-lbv-10-12_-_mobilites_intermodales_theme_4_pour_bat930b.pdf?token=2cCHvmzi 

[5] https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/12/10/six-chiffres-pour-comprendre-l-ampleur-de-la-pollution-automobile_5395374_4355770.html 

[6] Infographie économie du vélo en 2020 

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