EN BREF
Sources

Il fait partie des recommandations internationales sur les troubles intestinaux.

Les FODMAP (oligosaccharides, disaccharides, monosaccharides et polyols fermentescibles) sont des glucides (« sucres ») présents dans certains aliments et qui sont lentement (voire pas du tout) absorbés par l’intestin. Pour cette raison, ils ont tendance à augmenter la teneur en eau des selles et à favoriser la production de gaz par les bactéries du microbiote (qui, globalement, sont plutôt friandes de FODMAP). Pour cette raison, les aliments riches en FODMAP peuvent aggraver les symptômes dus à un intestin irritable.

En 2018, la World Gastroenterology Organisation a publié des recommandations sur l’alimentation et les troubles intestinaux. Dans ce document, elle cite 5 familles d’aliments riches en FODMAP qui peuvent aggraver les symptômes de l’intestin irritable :

  • ceux qui contiennent plus de fructose que de glucose (par exemple, le miel, les pommes, les poires, les mangues, etc.) ;
  • ceux qui contiennent du lactose (lait, produits laitiers non fermentés, etc.) ;
  • ceux qui contiennent des polyols (l’avocat, les champignons, etc.)
  • ceux qui contiennent des fructanes (le blé et ses dérivés, les oignons, l’ail, etc.) ;
  • ceux qui contiennent des galacto-oligosaccharides (les légumineuses, le « lait de soja », etc.)

Des chercheurs australiens de la Monash University ont été les premiers à développer des recommandations pour les personnes qui souhaitent réduire leur consommation de FODMAP en vue de soulager un intestin irritable : c’est le régime alimentaire pauvre en FODMAP.


Ce régime n’est pas destiné à être suivi de manière permanente.

Il s’agit plutôt de réduire l’ingestion de tous les aliments contenant des FODMAP en quantité importante, puis de les réintroduire un par un dans l’alimentation afin d’identifier ceux qui sont responsables des troubles intestinaux. En effet, toutes les personnes qui souffrent d’intestin irritable ne sont pas sensibles aux mêmes aliments riches en FODMAP. Il faut donc parvenir à identifier ceux qui posent problème dans chaque cas particulier.

Si vous souhaitez suivre cette stratégie, il est préférable que vous soyez accompagné(e) d’une diététicienne ou d’un médecin. En particulier, il est indispensable de s’assurer que vous ne souffrez pas d’un autre problème intestinal avant de suspecter les FODMAP. De plus, mieux vaut s’assurer que l’alimentation reste suffisamment diversifiée et équilibrée.

Sources

« Diet and the gut », World Gastroenterology Organization, Avril 2018


Barrett JS. « Extending our knowledge of fermentable, short-chain carbohydrates for managing gastrointestinal symptoms. » Nutr Clin Pract. 2013;28(3):300–6.

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