La spondylarthrite est une maladie inflammatoire chronique qui touche essentiellement les articulations des vertèbres et l'articulation entre la colonne vertébrale et le bassin. Cette maladie auto-immune, d'évolution lente et qui ne met pas la vie en jeu, peut être à l'origine de handicap. Heureusement, des traitements existent pour soulager ses symptômes et prévenir ses complications.

Qu'est-ce que la spondylarthrite ?

La spondylarthrite (également appelée spondylarthrite ankylosante), est une inflammation chronique qui touche essentiellement les articulations de la colonne vertébrale, du bassin, parfois des hanches et des genoux. Cette inflammation peut également toucher les zones où les muscles et les tendons s'attachent aux os.

La spondylarthrite est une maladie auto-immune : le système immunitaire attaque certaines articulations du patient et cette réaction est à l'origine de l'inflammation. L'évolution de la spondylarthrite est lente mais, à terme, elle peut entraîner progressivement une raideur source de handicap.

Qui est touché par la spondylarthrite ?

La spondylarthrite toucherait 0,3 % de la population française, soit environ 300 000 personnes. La spondylarthrite atteint les hommes et les femmes avec la même fréquence. Néanmoins, cette maladie semble moins sévère chez les femmes.

La spondylarthrite atteint de préférence les adultes jeunes, les premiers symptômes apparaissant habituellement avant l'âge de 40 ans.

La spondylarthrite apparaît rarement après l'âge de 50 ans. Chez les seniors, les douleurs du bas du dos ou du bassin sont le plus souvent liés à des problèmes d'usure des cartilages articulaires (arthrose).

Les causes de la spondylarthrite

Les causes de la spondylarthrite ne sont pas connues, mais des facteurs favorisants ont été identifiés. Ils sont de deux types : des facteurs génétiques et des facteurs environnementaux, les deux types étant souvent associés.

Il existe des formes familiales de spondylarthrite, héréditaires, mais elles ne représentent que 10 % des cas.

Les symptômes de la spondylarthrite

Dans 80 % des cas, la spondylarthrite commence par des douleurs dans le bas du dos (lombalgies) ou des douleurs dans les fesses. Ces douleurs, présentes à droite, à gauche, ou des deux côtés, sont provoquées par l'inflammation des articulations entre le bas de la colonne vertébrale (sacrum) et le bassin. Elles ressemblent fortement aux douleurs dites « sciatiques ».

L'une des caractéristiques des douleurs liées à la spondylarthrite est leur plus forte intensité en milieu de nuit, au réveil et dans les premières heures d'activité. Contrairement aux douleurs liées à l'arthrose, elles ne sont pas soulagées par le repos.

La spondylarthrite évolue par poussées pendant lesquelles les douleurs peuvent s'étendre à d'autres articulations, voire à des ligaments comme, par exemple, le tendon d’Achille.

Des signes plus généraux peuvent également être présents lors de spondylarthrite : fatigue (souvent présente), perte d'appétit, perte de poids, fièvre, sueurs nocturnes, etc.

La spondylarthrite peut également se traduire par des symptômes touchant d'autres organes que les articulations : inflammation d’un œil (« uvéite »), psoriasis, maladie de Crohn ou rectocolite hémorragique, troubles cardiaques, etc.

Comment évolue la spondylarthrite ?

Chaque spondylarthrite évolue de manière très variable, en fonction de l'intensité de l'inflammation et des lésions des articulations. Il n'y a pas de relation entre l'intensité des douleurs et le développement de l'ankylose. Le handicap éventuel est donc différent d'un cas à l'autre.

Chez 65 % des patients, la spondylarthrite évolue par poussées, c'est-à-dire de façon intermittente. Chez les autres patients, elle évolue de façon continue durant une période de temps très variable. Certaines formes évoluent sur dix à vingt ans, touchant successivement toutes les articulations. Dans tous les cas, l'évolution est lente et ne met jamais la vie en danger.

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