Les Français dépendants aux écrans

L'association AXA Prévention met en place une campagne de sensibilisation pour nous inciter à tous rester attentifs… et à « lever les yeux », notamment sur la route !

Et vous, êtes-vous hyperconnecté ? Faites le test !

La dépendance des Français aux écrans se retrouve sur la route [1][2]

  • 1 Français sur 2 consulte son téléphone ou sa tablette toutes les 10 minutes
  • 70% des conducteurs utilisent leur smartphone en conduisant

Hyperconnexion et smartphone : la consommation dérégulée des Français

En France, la dépendance aux écrans (smartphone, tablette, télévision) touche une grande partie de la population. Selon une l’étude sur l’hyperconnexion des Français [2], 66% des Français estiment qu’ils maîtrisent leur utilisation, 85% se disent zen face aux notifications, messages et appels. Ils évaluent en moyenne entre 4 heures et 6 minutes le temps quotidien passé devant les écrans. Alors qu’en réalité :

  • 60 % des Français se jugent incapables de passer une journée sans téléphone
  • 38 % répondent aux messages en moins de 10 minutes 
  • 61 % ont le réflexe de consulter leur téléphone au réveil 

À eux seuls, les programmes TV représentent en moyenne 3 heures 46 minutes du temps quotidien passé devant les écrans (source : Médiamétrie – année TV 2018).

La dépendance inconsciente au smartphone se vérifie aussi sur la route

En déplacement, même constat [2]. Si 90 % des Français jugent inacceptable l’utilisation du téléphone au volant, beaucoup n’arrivent pas à s’empêcher de l’utiliser.

  • 46 % des usagers de la route téléphonent au volant
  • 35 % paramètrent leur GPS en conduisant
  • 25 % lisent ou écrivent des SMS.

Pourquoi s’engager sur les risques du téléphone au volant ?

Si l’on peut se féliciter du recul de la forte consommation d’alcool (consommer 4 à 5 verres d’alcool avant de prendre le volant) et de la grande vitesse sur autoroute (+ de 160 km/h), l’utilisation du téléphone au volant se présente comme le nouveau fléau des routes.

En 15 ans, son utilisation a presque doublé [1]. C’est pour cela que nous tenons à nous engager sur ce terrain avec la campagne « Vous avez la Vie devant Vous ».

Un spot vidéo signé Olivier Nakache et Eric Toledano

Au cœur de cette campagne : un film publicitaire [lien vidéo] destiné à sensibiliser les Français pour prévenir les risques liés à l’usage du smartphone au volant, sans images choquantes et avec une petite dose d’émotion.

La capacité des réalisateurs Olivier Nakache et Eric Toledano (Intouchables, Samba, le sens de la fête, Hors Normes…) à traiter dans leurs films, des sujets de société et faire évoluer le regard des gens s’est imposée comme une évidence au moment d’envisager la collaboration pour ce projet.

Parmi les messages véhiculés dans ce spot, la nécessaire vigilance de chacun à travers le soin et la bienveillance… Des concepts clés pour l’association AXA Prévention, comme pour ses réalisateurs complices.

Découvrez la vidéo, mais aussi les coulisses du tournage et le visage de l’équipe qui lui donne vie grâce au making-of !

Des podcasts pour s’informer sur les risques de l’hyperconnexion

… sans quitter la route des yeux !

Envie d’aller plus loin dans la compréhension de notre consommation dérégulée d’écrans et des conséquences sur la santé et sur la route ? Nous vous proposons une série de podcasts à écouter, sans modération, et en restant attentifs à ce qui se passe autour de vous. Au programme :

  • Catherine Chazal, Secrétaire générale Axa Prévention interroge l’hyperconnexion des Français 
  • Anthony Mahé, sociologue, décrypte notre attachement au smartphone ;
  • Éric Lemaire, Président de l’association Axa Prévention nous parle de l’usage du téléphone au volant 
  • Marc Aurdit, de l’agence Hungry&Foolish nous propose des pistes pour changer nos comportements au volant 
  • Dr Karila, addictologue, nous explique les risques psychosociaux associés aux smartphones.

Des actions concrètes pour réveiller les consciences et prévenir les risques

Pour savoir si vous êtes vous-même hyperconnecté, utilisez dès à présent notre outil d’auto-évaluation [lien test] ! Vous êtes sur le point de découvrir votre profil d’utilisateur de smartphone : indépendant, attentif, imprudent, addict ou complètement accro…

Dans la rue, la campagne se décline avec des visuels réalisés au pochoir. « 1 Français sur 2 regarde son téléphone en marchant », « Levez les yeux », « Vous avez la vie devant vous », sont quelques-uns des messages diffusés pour inciter les piétons à être attentifs.

Sources

[1] Axa Prévention Baromètre 2019 du comportement sur les routes et Observatoire de l’hyperconnexion.

[2] Observatoire Prévention des Risques, l’hyperconnexion. Etude ELABE pour AXA Prévention, Septembre 2019.

Découvrez le film

Plutôt nez au vent ou sur les écrans ? Faites le test !

Les Français maitrisent-ils le temps passé sur smartphone et écrans ?

2 Français sur 3 estiment être maîtres de leurs écrans : c’est le résultat d’une étude réalisée en juin 2019 par AXA Prévention en collaboration avec le docteur Laurent Karila, psychiatre addictologue, et l’association SOS Addictions [1].

L’objectif de l’étude est clair : évaluer le temps passé par les Français sur leurs écrans pour identifier et sensibiliser aux risques d’hyperconnexion.

Or si seul 1 répondant sur 3 admet être dépendant des écrans, l’information entre en contradiction avec le temps réel passé devant les écrans.

Les Français considèrent y passer en moyenne 4 heures et 6 minutes par jour, sans distinction entre cadre professionnel ou privé. Ce chiffre est très loin du compte puisqu’à elle seule la télévision capte 3h36 de leur temps.

Des écrans omniprésents dans notre quotidien…

Ce sentiment de « consommation raisonnée » des écrans est également mis à mal lorsque les Français partagent leurs habitudes détaillées d’utilisation.

Ainsi, chaque jour :

  • consulter son smartphone ou sa tablette dès le réveil est le premier réflexe pour 61 % des Français
  • plus de la moitié des Français (58 %) consomment simultanément de l’information ou du divertissement sur plusieurs écrans (télévision et mobile par exemple)
  • près d’un Français sur 2 (48 %) consulte « au cas où » son mobile ou sa tablette toutes les 10 minutes
  • les 15-17 ans sont 47 % à pratiquer le binge-watching, qui consiste par exemple à visionner des séries pendant des heures.

Être hyperconnecté : en avoir conscience et prévenir les risques associés

Autre constat : les parents sont quasi unanimes (87 %) à l’heure de considérer comme néfaste la surexposition aux écrans chez leurs enfants. 20 % d’entre eux admettent cependant consulter un écran au moment des repas.

Adultes, enfants : vers un usage raisonné des écrans 

Petits ou grands, adoptons les bons réflexes pour éviter l’hyperconnexion et ses conséquences sur notre organisme et sur nos vies sociales.

Pratiquer une activité physique quotidienne et bannir les écrans lors des pauses repas sont quelques-unes des actions concrètes que chacun peut mener pour s’ancrer dans la réalité, et limiter son temps d’exposition à l’écran de son smartphone.

 

Et vous, quel « connecté » êtes-vous ? Faites le test !

Indépendant, attentif, imprudent, dépendant ou accro ? Vous allez bientôt le savoir.

Faites le test !

En moins de 5 minutes, vous accédez à votre profil qui dresse un bilan synthétique de votre comportement vis-à-vis des écrans.

Les questions concernent vos habitudes personnelles. Elles vous invitent aussi à évaluer le comportement de votre entourage, ou le vôtre, en compagnie de vos enfants.

L’occasion également d’aborder l’impact du temps d’écran dans vos relations aux autres et sur le développement de vos enfants… À la clé : des conseils que vous pouvez partager avec vos proches pour mieux gérer vos usages des écrans. Et pour découvrir d’autres bonnes pratiques faciles à appliquer pour vous déconnecter, consultez notre article dédié à l’hyperconnexion. À vous de jouer !

Sources 

[1] Observatoire Prévention des Risques, l’hyperconnexion. Étude ELABE pour AXA Prévention, Septembre 2019 sur un panel représentatif de 1 024 personnes de 15 ans et plus, dont 510 parents d’enfants mineurs.

[2] Etude Esteban publiée en 2017, l’Agence Santé Publique France

Quelques chiffres sur l’hyperconnexion

  • 221 : un adulte consulte en moyenne 221 fois son smartphone par jour. Il interrompt donc ses activités et ses conversations au moins autant de fois
  • 1 adulte sur 2 a conscience de délaisser la pratique sportive au profit de l’utilisation d’écrans connectés
  • 50 % : la quantité de fruits et légumes consommée en moins, par les millénials souvent hyperconnectés, par rapport à la génération précédente
Et vous, êtes-vous hyperconnecté ? Faites le test !

Hyperconnexion : de quoi parle-t-on au juste ?

En 2018, notre Observatoire de la prévention des risques du quotidien fait le constat suivant :  34 % des personnes interrogées reconnaissent ne pas pouvoir s’empêcher de consulter leur téléphone toutes les 10 minutes. L’un des signes d’une certaine dépendance à son portable, qu’il est possible de maîtriser en adoptant quelques bonnes pratiques.

4 points de vigilance autour de l’hyperconnexion

Il est tout à fait possible de réduire, chacun à son échelle, les risques associés à la surexposition aux écrans. Cela passe par une vigilance accrue à porter sur 4 domaines qui façonnent notre quotidien : notre activité physique, nos habitudes alimentaires, notre sommeil, et nos liens sociaux.

1. Je marche et je me dépense entre mes moments de connexion

Bon nombre d’heures passées devant les écrans le sont au détriment d’une activité sportive, pour nous comme pour nos enfants.

Moins bouger à tout âge, c’est s’exposer à des douleurs liées à de mauvaises postures, à des prises de poids largement évitables et à un certain nombre de pathologies. La bonne habitude à prendre ? Saisir toutes les occasions pour bouger et se reconnecter au réel (promenade en forêt, prendre l’air et marcher pendant sa pause déjeuner…)

2. Je porte mon attention sur ce que je mange pendant mes repas

Lorsque l’on mange face à un écran au travail, en regardant une série ou en checkant nos réseaux sociaux à la maison, notre attention se détourne de notre plaisir de manger ou de notre sensation de satiété. Nous risquons alors de manger bien plus que ce dont notre corps a besoin.

Happés par nos écrans connectés, nous rognons aussi sur les temps de préparation des repas au profit des plats préparés très caloriques et peu bénéfiques.

3. Je me reconnecte à mes cycles de sommeil

La lumière bleue des écrans peut causer des difficultés d’endormissement, et les conversations prolongées ou messages consultés tard dans la nuit sont incompatibles avec le respect d’un temps de sommeil satisfaisant.

Être à l’écoute des signaux de fatigue envoyés par son corps est le point de départ pour savoir quand éteindre nos dispositifs connectés et activer son propre mode repos… et pour ne pas laisser votre smartphone dans votre chambre, utilisez un vrai réveil !

4 Je profite des moments passés avec mon entourage

Virtuellement entourés sur les réseaux sociaux, certains jeunes souffrent parfois d’un isolement bien réel. La consultation trop fréquente de ces réseaux peut aussi impacter l’implication des adolescents dans leurs loisirs, là où ils pourraient s’ouvrir aux autres ou s’épanouir en se découvrant.

Enfin, l’omniprésence des notifications interrompt bien des conversations au détriment de la qualité des moments que l’on partage avec nos proches. À nous de les limiter pour réapprendre à partager de vrais moments en bonne compagnie, sans nous replier sur nos téléphones ou tablettes.

Ne vous sentez pas obligé(e) de déposer votre smartphone sur la table quand vous vous asseyez quelque part, lors des repas ou ailleurs. Ce réflexe « je dégaine mon smartphone » peut être désagréable pour les autres, et vous distrait lors de ces moments conviviaux ou professionnels.

Vous pouvez aussi, par exemple, mettre en place une « boîte à smartphone » pour la famille. Tout le monde place son mobile dedans, avant les repas et avant de se coucher. Hors de notre vue, il est plus facile de l’oublier, non ?

Agir ensemble et à notre niveau pour réduire l’impact de l’hyperconnexion

Voici quelques idées à appliquer et/ou à partager auprès de vos proches concernés, pour diminuer les effets de l’hyperconnexion. L’objectif : apprivoiser et cadrer l’usage de nos dispositifs connectés pour mieux vivre avec, au quotidien.

– Dialoguer : il n’est jamais trop tard pour sensibiliser les digital natives à ces risques et à leurs conséquences. Parlons-en aussi entre nous, adultes, pour découvrir et adopter les bonnes pratiques de nos proches.

– Contrôler : téléphones, ordinateurs et tablettes peuvent être paramétrés de façon à restreindre les applications disponibles, et à limiter les tentations des notifications.

Voici quelques bonnes pratiques pour réduire votre usage :

  • supprimez les notifications : sonneries, vibrations, alertes, flashs lumineux 
  • ne répondez pas toujours immédiatement 
  • ne vérifiez pas tout forcément lors d’une discussion 
  • privilégiez les SMS plutôt que les conversations 
  • utilisez le mode haut-parleur ou les oreillettes. Vous serez moins happé par votre conversation.

Ces petits gestes permettent de décrocher du téléphone. Si vous ne répondez pas tout de suite à vos messages, le monde ne va pas s’arrêter de tourner. Vous pouvez ainsi mieux vous concentrer sur vos activités.

Au quotidien, minimiser l’utilisation de votre smartphone lorsque vous êtes seul(e), avec vos enfants, en famille, en réunion, en cours, au cinéma, au théâtre, entre amis (« apéro smartphone »), au volant de votre véhicule.

N’hésitez pas non plus à utiliser le minuteur de votre smartphone quand vous naviguez sur Internet afin de ne pas laisser votre temps filer.

– Limiter : la connexion de nos enfants en construisant les règles avec eux et en montrant l’exemple, notamment avec les plus petits ! Cela peut passer par la récupération de leur téléphone à une heure donnée le soir, ou encore pendant les repas, les temps de devoirs, etc. Évitez l’effet « smartphone nounou » en donnant systématiquement leurs téléphones ou tablettes aux enfants durant les dîners et les sorties.

– S’auto-réguler : et si nous testions tous, de temps en temps, notre capacité à nous passer de nos écrans connectés pendant une journée le week-end ? C’est autant de temps gagné pour pratiquer un sport qui nous plait, et privilégier les activités toutes simples qui améliorent notre hygiène de vie : marcher, s’offrir une sieste, cuisiner des produits frais…

Dans les moments de déprime, ne voyez pas votre smartphone comme votre seul compagnon. Les réseaux sociaux peuvent avoir tendance à renforcer le sentiment de déprime et l’isolement. À la place, sortez avec des amis, bougez, lisez sans vérifier vos notifications. Mettez votre téléphone en silencieux ou éteignez-le complètement.

Et la digital detox, dans tout ça ? Si elle n’a pas encore fait ses preuves, préférez-lui des « smartphone breaks » réguliers. Profitez par exemple du week-end ou des vacances pour vous fixer des temps sans votre téléphone.

Vous pouvez même envisager d’aller en vacances dans un No Man’s Land numérique. Ces petites pauses sont très apaisantes…

Lire la suite
à voir sur le même sujet