AXA Prévention a donné la parole à plus de 1300 femmes, dans le cadre d’une grande enquête inédite consacrée à leur parcours de santé. Découvrez les nombreux enseignements tirés de ces témoignages destinés à favoriser une prévention et une santé plus inclusives.

Un suivi médical personnel négligé au profit de celui des proches, une vision de la prévention souvent insuffisante… Les résultats de l’étude sur la santé des femmes révèlent de nombreuses lacunes et inégalités.   

En mettant ces enjeux en lumière auprès du grand public, l’association souhaite éveiller les consciences pour favoriser une santé plus égalitaire.  

Santé des femmes : un travail d’enquête nécessaire

Des inégalités dans le parcours de santé entre les hommes et les femmes ont récemment été dénoncées par les pouvoirs publics. Alertée par ce constat, notre association a souhaité aller plus loin dans l’analyse des données, pour tenter d’en comprendre les raisons et de faire émerger des solutions. 

 

De cette volonté est née une étude inédite - et de grande ampleur - consacrée à la santé des femmes. Plus de 2500 entretiens ont été menés, dont 1300 auprès de femmes, afin de recueillir des témoignages riches en enseignements. Ces derniers nous ont permis de dresser un tableau fidèle du parcours de santé des femmes aujourd’hui. 

 

À partir de ces résultats, nous avons ensuite déterminé des actions à mener dès à présent, pour pallier les lacunes révélées.

Parcours de santé : les inégalités en chiffres

L’étude en question lève le voile sur certaines inégalités notamment en matière d’habitudes et d’idées préconçues. 

 

Par exemple, pour 70% des femmes (et 62 % des hommes), être en bonne santé se résume à « ne pas être malade » et « ne pas être empêchée dans sa vie quotidienne ». Bien-être mental et social sont ici totalement occultés, alors qu’ils font partie intégrante de la santé, selon la définition de l’OMS (Organisation mondiale de la santé). 

 

De la même manière, seules 38% des femmes font des bilans de santé périodiques et lorsqu’un problème apparaît (douleur ou symptômes divers), la consultation chez un médecin n’est pas systématique. Loin de là : 77% d’entre elles repoussent au maximum le moment de consulter. 

 

En revanche, elles se préoccupent davantage de la santé de leurs proches. C’est le cas pour 81% des Françaises. Elles sont d’ailleurs 57% à assumer de façon quasi exclusive la responsabilité de la santé de leurs enfants (contre 5% des hommes). 

Les maladies cardio-vasculaires : le point noir de la santé des femmes

En matière de santé, les différences entre les besoins spécifiques des hommes et des femmes semblent ne pas être assez prises en compte, en France. Cela se traduit notamment par une prise en charge tardive des maladies cardio-vasculaires chez les femmes, qui constitue pourtant la première cause de mortalité féminine. La raison : une méconnaissance des symptômes. 

 

Dans la population, près de 8 femmes sur 10 ne connaissent d’ailleurs pas les signes de l’infarctus féminin, à savoir : 

 

  • des sueurs froides,  
  • une fatigue inhabituelle,  
  • un étourdissement soudain,  
  • des brûlures d’estomac,  
  • des nausées et des vomissements.  

 

Parmi les femmes interrogées, beaucoup pensent que certains facteurs de risques des maladies cardio-vasculaires, comme le stress, le surpoids, la sensation d’oppression ou encore la fatigue régulière ne nécessitent pas de consultation auprès d’un médecin. Un suivi est pourtant primordial pour éloigner les risques associés, lorsque les symptômes sont installés. 

 

Ces pathologies peuvent toutefois être tenues à distance grâce à une bonne hygiène de vie, comprenant : 

 

  • une alimentation équilibrée, 
  • de l’activité physique, 
  • la surveillance de sa tension artérielle, 
  • une bonne gestion du stress, 
  • la limitation de la consommation d’alcool 
  • l’arrêt de la cigarette, le cas échéant. 

« Les Bus du Cœur » : une initiative à suivre de près

Afin de poursuivre le travail de sensibilisation débuté avec l’enquête, AXA Prévention s’engage, sur le terrain, dans la lutte contre les maladies cardio-vasculaires féminines aux côtés d’« Agir pour le cœur des femmes ».  

 

Fondé par le Pr. Claire Mounier-Véhier, cardiologue, et Thierry Drilhon, administrateur et dirigeant d’entreprises, ce fonds de dotation s’est fixé pour objectif de sauver la vie de plus de 10 000 femmes sur 5 ans à l’aide d’actions de prévention et de sensibilisation.  

 

« Agir pour le cœur des femmes » a donc lancé dès septembre 2021 « Les Bus du Cœur », campagne d’information et de dépistage soutenue par notre association, et dont le but est de faire reculer les inégalités en matière de santé. 

 

Des quartiers défavorisés de Lille, Marseille, Saint-Etienne, Avignon et La Rochelle accueilleront cette initiative pour faciliter la mise en place de parcours de soins cardio-gynécologiques. Dans chaque ville, 200 femmes seront prises en charge dans les bus affrétés et bénéficieront de dépistages cardio-vasculaire et métabolique, d’entretiens gynécologique, diététique, tabacologique et addictologique

 

Un suivi sera ensuite organisé pour chacune d’elles en fonction de leurs besoins. À l’issue de la consultation, un tensiomètre homologué leur sera offert par AXA Prévention pour leur permettre de prendre soin de leur santé au quotidien. 

Les chroniques radio

Du 2 au 19 octobre, AXA Prévention sensibilisera le grand public sur RTL, NRJ, Nostalgie et Chérie FM, grâce à 5 chroniques avec les interventions d’Eric Lemaire, président d’AXA Prévention et du Professeur Claire Mounier-Véhier, co-fondatrice avec Thierry Drilhon d’Agir pour le Cœur des Femmes.

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