À sa naissance, et dans les jours qui suivent, le nouveau-né est pris en charge médicalement par le personnel de la maternité. De retour à la maison, ses parents sont amenés à choisir un médecin qui deviendra leur partenaire privilégié. La question se pose alors : médecin généraliste ou pédiatre ?

Médecin généraliste, pédiatre, quelles différences ?

Pendant ses années d'études, un médecin généraliste effectue généralement un semestre de formation en pédiatrie dans un service hospitalier. Les médecins généralistes soignent de nombreux enfants, d'un âge généralement supérieur à ceux vus par les pédiatres. Certains d'entre eux sont particulièrement intéressés par la santé des enfants et se forment par des diplômes complémentaires dans ce domaine, même s'ils ne sont pas spécialistes.

Le pédiatre, lui, a obtenu son diplôme à la suite de quatre années de spécialisation. Il exerce en ville (en libéral) ou dans des centres de soins : maternités, hôpitaux, centres de Protection maternelle et infantile (PMI), etc. En France, on dénombre environ 6 000 pédiatres.

Au-delà de leur formation initiale, les pédiatres et les médecins généralistes suivent régulièrement des séminaires de formation médicale continue pour se tenir informés des dernières avancées médicales.

Comment choisir un médecin pour un enfant ?

Pour choisir le médecin qui soignera votre enfant, vous pouvez vous renseigner, en particulier auprès du personnel de la maternité, de votre médecin traitant, de votre pharmacien ou de vos amis qui ont déjà des enfants. Si plusieurs choix s'offrent à vous, vous pouvez éventuellement leur rendre visite avant l'accouchement pour vous faire une opinion. Au-delà de la compétence médicale, d'autres facteurs entrent en compte dans le choix d'un médecin pour votre enfant.

Lorsqu'on élève un enfant, on est régulièrement amené à se rendre chez le médecin, ne serait-ce que pour les visites obligatoires, les petits tracas quotidiens (fièvre, rhumes, diarrhée, etc.), ou les vaccinations. Il peut être judicieux de choisir un médecin proche de votre domicile ou de votre lieu de travail. Les médecins généralistes étant plus nombreux que les pédiatres, le choix de la proximité joue souvent en leur faveur.

Renseignez-vous, entre autres, sur les horaires et les jours de consultation du médecin, le temps d'attente moyen pour obtenir un rendez-vous, l'existence de consultations le samedi, la possibilité de visites à domicile en cas d'urgence, la disponibilité pour un conseil par téléphone. En règle générale, les pédiatres se déplacent rarement au domicile de leurs patients.

Établir une relation de confiance avec le médecin de votre enfant est essentiel. Ce critère, fortement subjectif, ne peut être évalué qu'au cours d'une rencontre. Lorsque ses parents sont rassurés et détendus, l'enfant se sent plus à l'aise pendant la consultation et les soins. De plus, si vous avez confiance en votre médecin, vous pourrez plus facilement l'interroger et lui confier vos inquiétudes sans craindre son jugement. Il vous sera également plus facile d'appliquer ses conseils.

Lors de la première visite, essayez si possible de venir en couple. Il est plus facile de se faire une idée à deux et les médecins apprécient de pouvoir faire la connaissance des deux parents. Vous pouvez préparer une liste de sujets à aborder et de questions à lui poser. Pendant la visite, essayez de garder une présence discrète et attentive. Observez comment votre enfant réagit vis-à-vis de cette personne inconnue : vous sentirez très vite si le courant passe et si la confiance s'installe entre eux.

Le pharmacien

La pharmacie d'officine est un relais entre le médecin et le patient. Le pharmacien contrôle les ordonnances et indique les modalités d'utilisation des médicaments (posologie, durée du traitement, voie d'administration, effets indésirables, interactions médicamenteuses, etc.). Si la prescription le nécessite, le pharmacien peut lui-même préparer un médicament pour un patient, et en particulier préparer des formes plus faciles à ingérer pour un enfant.

Depuis 1999, le pharmacien peut substituer un médicament prescrit par un de ses équivalents génériques, sauf si le médecin ou le patient s'y oppose.​

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