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Comment prévenir un AVC ?

Les accidents vasculaires cérébraux (AVC) sont la troisième cause de mortalité en Europe. Environ 60 % des personnes qui ont eu un AVC conservent une certaine forme d'invalidité : paralysie, perte sensorielle, troubles de la mémoire, de l'élocution ou de la vue, dépression ou autres types de troubles psychiques, etc. Les conséquences peuvent être lourdes pour le patient comme pour son entourage.

Comment prévenir un AVC ?

Les accidents vasculaires cérébraux (AVC) sont la troisième cause de mortalité en Europe. Environ 60 % des personnes qui ont eu un AVC conservent une certaine forme d'invalidité : paralysie, perte sensorielle, troubles de la mémoire, de l'élocution ou de la vue, dépression ou autres types de troubles psychiques, etc. Les conséquences peuvent être lourdes pour le patient comme pour son entourage.

Qu'est-ce que l'AVC ?

L'accident vasculaire cérébral (AVC ou, plus communément, attaque cérébrale ou apoplexie) se caractérise par une lésion d'une partie du cerveau à la suite de l'obstruction d'un vaisseau (accident ischémique ou infarctus cérébral) ou par la rupture d'un vaisseau sanguin et l'accumulation d'une poche de sang (accident hémorragique ou hémorragie cérébrale). L'accident ischémique transitoire (AIT) est une forme légère d'AVC causée par l'interruption temporaire du débit sanguin dans une partie du cerveau.

L'interruption du flux sanguin, ou l'accumulation de sang lors d'accidents hémorragiques, provoque la destruction par asphyxie des cellules nerveuses (ou neurones) dans la région concernée. Les conséquences de l'AVC varient selon la zone du cerveau touchée et l'ampleur des lésions. Environ 85 % des AVC sont d'origine ischémique et 15 % d'origine hémorragique. Cette maladie touche davantage les hommes que les femmes et 75 % des personnes atteintes ont plus de 65 ans.

Quels sont les symptômes de l'AVC ?

Les symptômes de l'AVC se manifestent subitement et ne précèdent l'accident que de quelques minutes ou de quelques heures. Il est important de connaître les principaux signes d'un AVC pour bénéficier rapidement d'un traitement :

- apparition soudaine d'une difficulté à s'exprimer ou à comprendre les autres ;
- paralysie ou engourdissement soudain d'un côté du visage, d'un bras ou d'une jambe ;
- perte soudaine de la vue (souvent dans un seul oeil) ou vision dédoublée ;
- vertiges, perte de l'équilibre ou de la coordination des mouvements ;
- mal de tête soudain et violent, sans cause apparente.

Les symptômes de l'accident ischémique transitoire (AIT) sont identiques à ceux de l'AVC, mais ils disparaissent en quelques minutes ou quelques heures (moins de 24 heures). Attention, les AIT justifient également une consultation médicale d'urgence car ce sont souvent les signes précurseurs d'un AVC. Des examens d'exploration suivis d'un traitement préventif seront prescrits par le médecin.

Les causes de l'AVC

L'accident ischémique est le résultat du blocage du flux sanguin par un caillot ou un fragment de plaque d'athérome (un dépôt de cholestérol sur la paroi interne d'un vaisseau sanguin) formé localement ou provenant d'une autre partie du corps et emporté dans la circulation sanguine.

L'accident hémorragique est causé par un saignement dans le cerveau ou sous les méninges (enveloppes du cerveau) qui se produit après la rupture d'un vaisseau sanguin. Les hémorragies cérébrales peuvent être provoquées par une hypertension artérielle non contrôlée ou, dans certains cas, être liées à des anomalies de structure des vaisseaux sanguins appelées anévrismes. Ce sont des déformations d'une artère formant une petite poche dont les parois fragiles finissent par céder et provoquer une "rupture d'anévrisme".

Certains facteurs favorisent, à un degré divers, la survenue d'AVC.

- L'âge. Le risque d'AVC augmente avec l'âge.
- L'hérédité. Le risque d'AVC est plus élevé si un parent a eu un AVC avant l'âge de 65 ans.
- Les antécédents d'AVC ou d'AIT. On estime que 30 % des personnes ayant eu un AVC ou un AIT connaîtront un autre AVC dans les cinq ans.
- L'hypertension artérielle non contrôlée par les traitements.
- Certaines maladies cardiaques, comme la fibrillation auriculaire, favorisent la formation de caillots.
- Le tabac.
- Le diabète non contrôlé par des traitements.
- L'excès de cholestérol.
- L'inactivité physique.
- La consommation élevée d'alcool.
- La prise de certains médicaments, par exemple la prise à long terme de traitements hormonaux de la ménopause.

Le diagnostic de l'AVC

En plus de l'examen de son patient, des examens complémentaires (scanner, IRM) peuvent aider le médecin à poser un diagnostic et à distinguer un accident ischémique d'un accident hémorragique. Lors d'accident ischémique, d'autres examens (angiographie, échographie) sont utilisés pour déterminer l'origine du caillot ou de la plaque d'athérome responsable de l'obstruction du vaisseau.

La prévention des AVC

La prévention des AVC et de leur rechute consiste à appliquer les règles qui visent à prévenir l'hypertension artérielle et l'excès de cholestérol dans le sang : alimentation équilibrée, maintien d'une activité physique, arrêt du tabac et réduction de la consommation d'alcool.

Les personnes souffrant d'hypertension, d'excès de cholestérol, de diabète ou de troubles cardiaques doivent veiller à prendre leurs traitements au rythme et à la dose prescrits par leur médecin.