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Blue Monday : plein feu sur le « coup de déprime » saisonnier

En 2005, une campagne publicitaire menée en Angleterre annonçait le Blue Monday. Depuis, le 3e lundi de janvier est désigné à raison ou à tort comme le « jour le plus déprimant de l’année ». Décryptage…

Blue Monday : plein feu sur le « coup de déprime » saisonnier

En 2005, une campagne publicitaire menée en Angleterre annonçait le Blue Monday. Depuis, le 3e lundi de janvier est désigné à raison ou à tort comme le « jour le plus déprimant de l’année ». Décryptage…

Coup de com’ ou ressenti, le Blue Monday s’invite chaque année sur les réseaux sociaux et y rencontre un véritable succès. Quelle que soit la pertinence du concept, cette journée mondiale est l’occasion de revenir sur les symptômes des coups de déprime saisonniers, afin d’en prévenir les effets sur soi ou sur nos proches.

Quelques chiffres
  • L’intérêt des Français pour ce « phénomène » a été multiplié par 10 entre 2012 et 2022 [1] ;
  • Près de 1 000 000 de publications sont associées au #bluemonday sur Instagram.
À l’origine du Blue Monday, une campagne publicitaire et une formule « mathématique »

En 2005, la chaine de télévision Sky Travel, dédiée au voyage, mise sur l’effet anti-déprime des vacances pour redonner le sourire à ses audiences. Elle publie alors, en partenariat avec le Dr Cliff Arnal (un temps rattaché à l’Université de Cardiff) un "savant" calcul - totalement fictif - justifiant du fait que le 3e lundi de janvier est le plus morose de l’année.

Les données de l’équation : début de semainefin de mois difficilemanque de lumière, période post-fêtes et bonnes résolutions pas toujours faciles à tenir.

Et ça marche. D’autres marques et enseignes s’emparent de cet argumentaire pour mettre en avant des produits et services cocoonings destinés à permettre à tous de mieux traverser cette période difficile.

Blue Monday, « coups de déprime » saisonniers et manque de luminosité

Précisons que ce phénomène a été inventé de toute pièce dans un but commercial et ne correspond pas à l’épisode dépressif saisonnier. Ce dernier est caractérisé comme une forme de dépression à part entière selon les autorités de santé.

Sur le sujet du coup de déprime hivernal, les spécialistes s’accordent à associer certains symptômes (tendance à la suralimentation, léthargie et humeur dépressive) à un manque de lumière naturelle [2].

Épisode dépressif : de quoi parle-t-on ?

Le coup marketing du Blue Monday a au moins le mérite de mettre en avant les épisodes de dépression dans l’actualité, dans une optique de prévention : en parler pour mieux les détecter.

Différente d’un individu à un autre, la dépression se traduit par la présence de plusieurs symptômes. Plus ou moins sévères, ces derniers se manifestent de façon quotidienne et ont un retentissement dans les sphères socio-professionnelle et familiale.

Selon la définition donnée par l’Assurance Maladie [3], il s’agit d’un épisode dépressif caractérisé, réunissant au moins deux de ces symptômes :

  • Une sensation de tristesse quasi permanente, ressentie tous les jours pendant au moins deux semaines ;
  • Une forme d’abattement avec une perte d’intérêt pour les activités quotidiennes (y compris les loisirs) ;
  • Une fatigue intense malgré le sommeil ou le repos et un manque d’énergie constant.

 

Le fait de détecter précocement un épisode dépressif permet de mettre en place un traitement qui va rapidement en atténuer les effets. Une dépression diagnostiquée tardivement engendre généralement des complications.

Prendre le contrepied du jour le plus déprimant de l’année !

La baisse de luminosité a l’avantage de pouvoir s’anticiper, tout comme les dépenses et la fatigue accumulées pendant la période des fêtes. Le mot d’ordre de votre début d’année ? Vous ménager !

  • Prévoyez dès l’automne quelques moments pour vous, sans surcharger votre agenda de janvier, et en fonction de votre budget ;
  • Aménagez votre pièce à vivre comme un véritable cocon que vous aurez plaisir à investir jusqu’au retour des beaux jours ;
  • En fonction de vos centres d’intérêt, élaborez une liste de livres, de films, de podcasts ou de recettes pour prendre le temps d’apprécier votre mois de janvier.
Activité physique et déconnexion : 2 alliés face au Blue Monday

La pratique d’une activité physique, quelle que soit son intensité, contribue à votre bien-être. Favoriser les déplacements à pied, aller nager, s’inscrire à un cours de danse, à une séance de foot ou encore s’essayer au yoga sont des remèdes au blues hivernal.

Par ailleurs, se réfugier derrière ses écrans n’est pas une solution pour contrer le manque de luminosité. À l’inverse, passer davantage de temps en extérieur pendant la journée ou contacter des proches pour des moments partagés vous aide à limiter l’hyperconnexion et à favoriser votre épanouissement pendant la période hivernale.

Bien-être : connaissez-vous la Bibliothérapie ?

Vous aimez lire ? Vous allez adorer la bibliothérapie ! Plus répandu dans les pays anglo-saxons, ce concept est une thérapie d’appoint qui consiste à apaiser certains maux – notamment liés aux maladies mentales – par la lecture de livres appropriés [4].

Proposée en appui du travail thérapeutique mené par un professionnel de santé, la bibliothérapie contribue au mieux-être du patient. Romans « feel good », traités de connaissance de soi, poésie, essais… La lecture comporte de nombreuses vertus, parmi lesquelles :

  • un effet anti-stress,
  • Une amélioration de la concentration et de la mémoire,
  • Un enrichissement des capacités d’expression et d’analyse.
Contre la déprime, rendez-vous aux Optimales !

En réponse au Blue Monday, des passionnés d’écriture et de lecture ont créé les Optimales de Livron : le premier salon du livre optimiste de France. La première édition a lieu les 14 et 15 janvier 2023 à Livron, dans la Drôme (26).

Au programme : des rencontres et des contenus inspirants, motivants et positifs, ainsi que des ateliers bien-être et d’écriture, des contes et des chasses aux trésors pour les enfants.