AXA Prevention
  • Accueil
  • >
  • Courir à jeun, oui, mais pas sans précautions

Courir à jeun, oui, mais pas sans précautions

Courir à jeun est souvent la solution idéale pour placer des séances d’entraînement dans un emploi du temps déjà surchargé ou encore pour aider à la perte de poids. Une pratique vertueuse, à condition de bien en connaître les limites et de l’intégrer à un programme sportif et nutritionnel bien maîtrisée.

  • Accueil
  • >
  • Courir à jeun, oui, mais pas sans précautions

Courir à jeun, oui, mais pas sans précautions

Courir à jeun est souvent la solution idéale pour placer des séances d’entraînement dans un emploi du temps déjà surchargé ou encore pour aider à la perte de poids. Une pratique vertueuse, à condition de bien en connaître les limites et de l’intégrer à un programme sportif et nutritionnel bien maîtrisée.

Courir à jeun, oui, mais pas sans précautions
Travailler l’endurance, s’affûter… Les bénéfices d’un entraînement à jeun

Lors d’une séance de sport à jeun, l’utilisation accrue des acides gras (graisses) peut être multipliée par 5. Concrètement, la consommation est d’environ 30 g de lipides/heure pendant une séance de course à jeun, contre une consommation de 4 g/heure après un petit déjeuner traditionnel. Encore plus intéressant, la consommation d’énergie se poursuit, même l’activité physique achevée. Le but de ces séances à jeun est de travailler son endurance tout en profitant de ce moment de la journée propice à l’affûtage. Elles doivent donc être associées avec d’autres séances, plus rapides, par exemple.

À jeun, mais bien hydraté

S'entraîner à jeun ne signifie pas partir le ventre vide : il faut de toutes façons vous hydrater. Buvez donc de l’eau et, si vous en avez envie, un thé ou un café (tous deux non sucrés), 5 à 10 minutes avant l'effort. Évitez en revanche de manger quoi que ce soit avant de partir courir. Sinon, vous avez toutes les chances de souffrir de troubles digestifs.

Ménager votre corps et votre allure

N'enfilez pas vos running au saut du lit ! Réveillez votre corps au moins 30 minutes avant de vous élancer. Puis, multipliez les exercices d'assouplissement (fentes, jambes croisées...), afin de donner un maximum d'élasticité à vos muscles engourdis. Ce n’est pas une séance au rabais ! Ce qui est valable avant, l’est également après. Prévoyez quelques minutes pour les étirements après la course. Ensuite, accoutumez-vous lentement et progressivement à ce type d'exercice matinal, si votre corps n'y est pas habitué.

Enfin, efforcez-vous donc de courir à allure modérée (vitesse endurance). Un point qui a son importance : vous ne devez pas utiliser cette méthode le matin d’une compétition. Aucune étude sérieuse n’a prouvé en effet l’efficacité de pratiquer une compétition à jeun !

Bien doser durant la séance et au cours de la semaine

Ne prolongez pas ce type de sortie au-delà d'1h30 d’effort. En l’absence de ravitaillement glucidique, le corps produit des corps cétoniques. Ses derniers sont des déchets issus de la dégradation des graisses et des acides aminés, qui acidifient le milieu intérieur. Prolonger cet état, appelé cétose, peut s'avérer néfaste, voire dangereux pour la santé : fatigue accrue, récupération médiocre et même dans les cas extrêmes, diabète et problèmes rénaux.

Deux entraînements à jeun par semaine sont amplement suffisants pour atteindre rapidement votre poids de forme, si vous avez un ou deux kilos à perdre.

Après l’effort… penser au réconfort

Et après : surtout ne sautez pas le petit déjeuner ! La mobilisation des corps gras (acides gras essentiel) et des protéines musculaires (acides aminés) vous obligent à compenser si vous ne voulez pas carencer inutilement votre corps. Consommez dans les repas suivant un surplus de yaourts, des protéines animales (volaille, poisson gras, œufs, jambon…), des céréales complètes, **des fruits frais (agrumes) et des huiles végétales** riche en acides gras essentiels (olive, colza, noix).