Prévenir les problèmes de plongée sous-marine
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Prévenir les problèmes de plongée sous-marine

Le milieu dans lequel se déroule la plongée sous-marine demande une bonne condition physique. L'organe le plus fréquemment touché par les accidents est l'oreille. Les accidents de décompression et la noyade représentent également un risque.

Prévenir les problèmes de plongée sous-marine

Le milieu dans lequel se déroule la plongée sous-marine demande une bonne condition physique. L'organe le plus fréquemment touché par les accidents est l'oreille. Les accidents de décompression et la noyade représentent également un risque.

Les accidents lors de la descente

Les oreilles, les sinus et les poumons peuvent être affectés lors de la descente. D'une manière générale, il faut respecter strictement les règles de descente et notamment la manoeuvre d'équilibrage de pression dans les oreilles en particulier dans au cours des dix premiers mètres de profondeur (manoeuvre de Valsalva). Si cette mesure préventive n'est pas respectée, des douleurs de plus en plus violentes se font sentir au fur et à mesure de la descente. Dans les cas extrêmes, les tympans peuvent se rompre sous la pression de l'eau. La rupture du tympan est ressentie comme un coup de poignard. L'irruption de l'eau froide dans l'oreille interne peut entraîner des vertiges qui empêchent de distinguer le fond de la surface. Le risque de noyade est réel.

Les contre-indications à la plongée

Toute maladie qui peut être à l'origine d'un malaise : diabète, maladies du coeur ou des vaisseaux, maladies ORL, épilepsie et autres troubles neurologiques.
Autres maladies : asthme, ulcère gastroduodénal, décollement de la rétine, glaucome, splénomégalie (grosse rate), etc.
Grossesse.

Rhume, sinusite et autres infections du nez et de la gorge, infections des oreilles (otites) ou des dents (caries).

Les accidents pendant la plongée

Il s'agit surtout d'intoxications dues aux gaz contenus dans l'air comprimé des bouteilles. L'azote va provoquer, au-delà de 40 mètres de profondeur, la célèbre ivresse (ou narcose) des profondeurs avec des difficultés à se concentrer, une euphorie et des comportements aberrants. Le dioxyde de carbone est responsable de troubles du rythme respiratoire, de maux de tête, de vertiges, de vomissements, de bourdonnements d'oreille, etc. Enfin, l'oxygène (surtout lors de plongée avec un mélange enrichi en oxygène, comme le Nitrox) peut causer des troubles de la vue, de l'audition et de la respiration, des nausées, des vertiges, des crises épileptiformes, etc. Pour éviter ce genre d'accident, il faut respecter les règles de sécurité et remonter lentement dès l'apparition de ces signaux d'alerte.

Des problèmes de peau peuvent également être observés en plongée. Les plus fréquents sont dus à l'environnement : rochers acérés ou organismes marins irritants (poissons venimeux, méduses, anémones de mer, etc.). Évitez tout contact avec les rochers et les coraux.

Les accidents lors de la remontée

Avec l'accident de décompression (voir ci-dessous), c'est l'un des accidents les plus graves en plongée. Il survient notamment quand un plongeur remonte trop vite en bloquant sa respiration. Lorsque le plongeur se rapproche de la surface, la pression diminue. Les gaz présents dans ses poumons augmentent de volume. Ils font gonfler les poumons comme des ballons. Les dégâts peuvent être importants et aboutir au décès du plongeur.

Les poumons ne sont pas les seuls à souffrir lors d'une remontée trop rapide. La dilatation brutale des gaz peut également se produire à l'intérieur des cavités dentaires (caries, dents dévitalisées), provoquant des maux de dents ; ou dans les intestins, provoquant ainsi des ballonnements douloureux.

En plongée, du fait de la forte pression, les gaz respirés (et en particulier l'azote) se dissolvent dans l'organisme en quantité supérieure à celle observée à la surface. Lors d'une remontée trop rapide, la pression diminue et les gaz dissous ont tendance à redevenir gazeux. Lorsqu'un plongeur remonte trop vite, les gaz dissous n'ont pas le temps d'être éliminés par les poumons et des bulles se forment. Selon leur taille et leur localisation, elles peuvent provoquer des dégâts plus ou moins importants.

La moitié des accidents de décompression commence dans les trente minutes qui suivent la plongée et la quasi-totalité dans les six heures. Les symptômes sont variables :

Les "puces", démangeaisons de la peau localisées ou généralisées, et les "moutons", marbrures douloureuses ou petites boursouflures, sont bénins mais peuvent annoncer un accident de décompression plus grave.

Les "bends" sont des douleurs des articulations de plus en plus intenses, siégeant au niveau de l'épaule, du coude, du genou ou de la hanche.

Les vertiges, nausées et troubles de l'audition sont dus aux accidents de l'oreille interne.

Les accidents médullaires (des bulles endommagent la moelle épinière) qui peuvent provoquer une paralysie (paraplégie du plongeur, le plus typique des ADD).

Les accidents neurologiques (des bulles endommagent le cerveau) qui provoquent des troubles sensoriels, des crises d'épilepsie et des paralysies diverses.

Les conseils de prévention

Apprendre la plongée avec un moniteur est indispensable : ne plongez jamais sans avoir pris des cours. Si vous n'avez pas fait de sortie depuis un moment, n'hésitez pas à prendre un cours de remise à niveau.

La visite médicale obligatoire pour pouvoir passer un brevet de plongée se fait chez un généraliste pour le passage du 1er niveau, et chez un médecin spécialisé pour les niveaux supérieurs. Elle est à renouveler chaque année. Les clubs de plongée exigent généralement un certificat médical d'aptitude et une licence en cours de validité pour participer à une excursion.

Ne plongez pas si vous ne vous sentez pas bien, si vous êtes enrhumé ou tout simplement si vous n'en avez pas envie.

N'utilisez surtout pas de bouchons d'oreille car ils empêchent l'équilibrage des pressions de part et d'autre du tympan.

Avoir une bonne forme physique permet de faire face plus facilement au stress que connaît le corps dans un environnement qui n'est pas le sien. Pratiquez un sport, notamment d'endurance, en complément de la plongée. La natation est, bien sûr, particulièrement indiquée.

Le froid est vite handicapant sous l'eau et peut devenir source de problèmes. Portez des vêtements de protection et signalez-vous au chef de palanquée dès que vous avez froid à l'aide des signes conventionnels.

Si vous ressentez une douleur à l'oreille malgré les mesures préventives, remontez tout de suite de un ou deux mètres et recommencez la descente. Au bout de trois tentatives, et si la douleur persiste, regagnez la surface et renoncez à plonger. Si les symptômes durent plus de trois jours, consultez un médecin ORL.

Pour prévenir les accidents de décompression, respectez la vitesse de remontée (15 m par minute, soit un mètre toutes les quatre secondes, soit la vitesse de remontée des petites bulles) sans retenir votre respiration et en observant éventuellement des paliers de décompression qui permettent à l'organisme de se débarrasser de l'azote dissous. De plus, ne voyagez pas en avion et évitez les efforts violents dans les douze heures qui suivent votre dernière plongée.

Assurez-vous avant le départ que les sites de plongée choisis sont situés à proximité d'un centre équipé de caissons hyperbares (utilisés pour traiter les accidents de décompression).