Sobriété énergétique : comment consommer moins cet été ?

La sobriété énergétique représente un levier concret vers la transition écologique, car elle permet de faire des économies d'énergie, de réduire les émissions de gaz à effet de serre, et de mettre en place de meilleures habitudes !

Sobriété énergétique : comment consommer moins cet été ?

La sobriété énergétique représente un levier concret vers la transition écologique, car elle permet de faire des économies d'énergie, de réduire les émissions de gaz à effet de serre, et de mettre en place de meilleures habitudes !

Sobriété énergétique : de quoi parle-t-on ?

La sobriété énergétique consiste simplement à réduire la consommation d’énergie et notre impact sur l’environnement, sans sacrifier la qualité de vie ou le confort pour autant. Il s’agit de prendre conscience des limites de la planète et des conséquences du changement climatique dues à l’activité humaine, afin de mieux évaluer ses besoins énergétiques.  

Dans le but de sensibiliser le grand public, en 2022, le gouvernement avait lancé un grand plan de sobriété énergétique, articulé autour de 4 axes majeurs [1] : 

  • Réduire la consommation d’énergie ; 
  • Consommer différemment ; 
  • Favoriser le développement des énergies renouvelables ; 
  • Relancer la filière nucléaire. 

Ce plan était porté par une campagne de communication intitulée “Chaque geste compte” et dont le slogan “Je baisse, j’éteins, je décale” avait marqué les esprits. La France avait alors réduit sa consommation d’énergie de 12% grâce à une mobilisation massive des ménages français dont 84% avaient appliqué les recommandations des pouvoirs publics. [2] 

>>Pour en savoir plus, consultez nos conseils pour réduire votre empreinte carbone à la maison. 

Sortir des énergies fossiles : un objectif sur le long terme

Comme évoqué ci-dessus, la sobriété énergétique exige l’activation de deux leviers majeurs : les efforts individuels et la volonté politique. En la matière, la France s’est engagée à sortir progressivement des énergies fossiles, qui sont les principales causes du changement climatique, représentant 75% des émissions mondiales de gaz à effet de serre

À l’occasion d’une conférence internationale organisée en avril 2026 en Amérique Latine, le gouvernement a dévoilé sa feuille de route pour sortir des énergies fossiles, fixant les objectifs suivants [3] : 

  • 2030 : sortie du charbon ; 
  • 2045 : sortie du pétrole ; 
  • 2050 : sortie du gaz fossile.  

Des engagements qui viennent compléter les orientations de la troisième Stratégie bas carbone (SNBC 3) de la France, présentée en décembre 2025. Véritable cahier des charges pour réduire l’empreinte carbone du pays, ce document fixe le cadre d’action pour atteindre la neutralité carbone en 2050, promesse issue de l’Accord de Paris scellé en 2017. [4] 

La SNBC 3 prévoit notamment de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 50% par rapport à 1990, de renforcer la souveraineté énergétique de la France tout en garantissant une transition juste pour toutes et tous.

Les émissions de gaz à effet de serre en baisse

D’après le ministère de la Transition écologique, les émissions de gaz à effet de serre ont baissé, en France, de -3% en 2024 par rapport à 2023 et de -2,1% en 2025, par rapport à 2024. [5] 

Comment appliquer la sobriété énergétique chez soi dès cet été ?

Adoptez la sobriété énergétique au quotidien ! Chacun à son niveau, il est possible de réduire individuellement sa consommation d’énergie et de réaliser des économies par la même occasion. Découvrez quelques bonnes pratiques à mettre en œuvre dès cet été. 

Une climatisation “maison”

Voici quelques conseils pour limiter l’utilisation de la climatisation, pour des raisons écologiques et économiques : 

  • accrocher un drap ou des rideaux mouillés à l’eau froide devant les fenêtres ; 
  • ne pas ouvrir les fenêtres en journée ; 
  • fermer les volets ou stores et les ouvrir seulement la nuit ; 
  • placer une bouteille d’eau congelée ou des glaçons devant le ventilateur ; 
  • végétaliser le mur exposé au soleil avec des plantes grimpantes ; 
  • créer des courants d’air ; 
  • réduire les sources de chaleur (four, plaques de cuisson…). 

La climatisation est responsable de près de 5% des émissions équivalent CO2 du secteur du bâtiment. [6] 

Pour ceux qui font le choix de la climatisation, pensez à sélectionner un produit adapté à vos besoins et à la taille de la pièce à rafraîchir, à l’entretenir régulièrement et à la régler à 26°C. Si vous travaillez dans un magasin utilisant un climatiseur, vous avez l’obligation de fermer la porte. 

Un logement plus frais

Alors que l’on parle de « passoire thermique » en hiver, on parle en été de « bouilloire thermique » pour désigner ces logements dont la température ne baisse pas, même la nuit. Les raisons sont multiples et peuvent se cumuler : la chaleur en ville, les derniers étages, la circulation automobile, le simple vitrage, l’absence de stores, de volets, etc.  

Les îlots de chaleur urbains accentuent ces effets parce qu’ils concernent des zones fortement minéralisées qui bénéficient peu du rafraîchissement naturel apporté par l'évapotranspiration des plantes et des arbres.  

Au-delà de sortir du « tout béton » et de trouver de nouveaux matériaux biosourcés qui ne stockent pas la chaleur la nuit, il faudrait également planter plus d’arbres pour avoir plus d’ombre, limiter le trafic routier, mais aussi protéger les logements. 

Dans une étude sur la précarité énergétique publiée en juin 2026 par la Fondation pour le Logement, 66% des Français déclarent avoir des difficultés à supporter la chaleur dans leur habitation. [7] Et après les épisodes caniculaires répétés au début de l’été 2026, il est probable que ce chiffre augmente dans les années à venir. 

Mais alors, comment faire face à ces difficultés ? Se tourner vers la rénovation énergétique ! Si c’est le moyen le plus onéreux, c’est aussi et surtout le plus durable pour n’avoir ni trop froid en hiver, ni trop chaud en été.  

Certaines mesures, moins coûteuses en temps et en argent, pourraient être adoptées plus rapidement, selon la Fondation pour le Logement, à savoir : 

  • équiper tous les logements de protections solaires (persiennes, pare-soleil, volets, stores…) ; 
  • repeindre les toits en blanc ; 
  • végétaliser les toitures et les façades. 

>>Pour en savoir plus, découvrez notre article sur les îlots de chaleur urbains et les solutions alternatives à la climatisation. 

Revoir ses habitudes de consommation

En modifiant nos comportements au quotidien, nous pouvons agir individuellement sur nos factures d’énergie mais également collectivement en participant aux économies à l’échelle du pays. 

Quelques exemples ? Lancez la machine à laver pendant les heures creuses, généralement après 22h (il peut être possible de les personnaliser en fonction de votre fournisseur d’énergie). Privilégiez aussi les cycles froids (30°C) et courts pour les machines à laver. Et en été, oubliez le sèche-linge. 

D’autres idées peuvent vous aider à adopter, en famille, des habitudes de sobriété énergétique au quotidien, comme donner un biberon à température ambiante à votre bébé, réduire le temps d’écran de toute la famille, remplacer la veilleuse des enfants par des autocollants qui brillent la nuit, recharger les piles plutôt que d’en utiliser des jetables, et prendre des douches plus rapides et moins chaudes. 

>>Pour aller plus loin, suivez nos conseils pour se protéger de la canicule sans surconsommer d’énergie 

Réduire sa consommation d’électricité ou de gaz, mieux adapter ses usages ou encore repenser son logement : autant de solutions qui permettent d'agir concrètement en faveur de la transition écologique. En commençant par quelques gestes simples, chacun peut contribuer à préserver les ressources tout en limitant ses dépenses énergétiques.  

Sources