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Médicaments en voyage, les règles en vigueur

Le transport de médicaments d'un pays à l'autre nécessite plusieurs précautions : des méthodes de conservation des médicaments, aux justificatifs pour les douanes, en passant par les bons repères d’achat... Ayez le bon réflexe avant de voyager, anticipez et équipez-vous.

Médicaments en voyage, les règles en vigueur

Le transport de médicaments d'un pays à l'autre nécessite plusieurs précautions : des méthodes de conservation des médicaments, aux justificatifs pour les douanes, en passant par les bons repères d’achat... Ayez le bon réflexe avant de voyager, anticipez et équipez-vous.

Préparer et conserver vos médicaments

Transportez vos médicaments avec leur emballage et leur notice afin d'éviter toute confusion. Si les boites sont nombreuses et volumineuses, vous pouvez aplatir l'emballage et utiliser un élastique pour le lier à son contenu et à la notice.

Les médicaments indispensables ou la trousse d'urgence doivent toujours rester avec vous dans un bagage à main. Si vous suivez un traitement pour une maladie chronique, prévoyez d'emporter une quantité de médicaments supérieure à celle nécessaire pour la durée de votre voyage. Si votre retour est retardé, vous ne serez pas à cours de traitement.

Divisez vos médicaments en deux lots : l'un dans votre bagage à main, l'autre dans votre valise. Cette précaution permet, en cas de perte ou de vol de bagage, de ne pas manquer de médicaments. Attention, si vous prenez l'avion, renseignez-vous auprès de votre compagnie aérienne sur les contrôles de sécurité et les règles de transport des médicaments en cabine. Parfois, ceux-ci doivent être placés dans un sac transparent et les flacons contenant des quantités importantes de liquide peuvent être interdits.

Dans le cas d’un séjour de plus de 30 jours, adressez un mois à l’avance, à votre organisme d’Assurance Maladie :

- l’ordonnance avec l’accord de votre médecin pour un traitement de plus d’un mois ;
- l’attestation sur l’honneur remplie par vos soins, téléchargeable sur [ameli.fr](http://www.ameli.fr/assures/votre-caisse-indre/vous-informer/sejour-a-l-etranger-delivrance-des-medicaments_indre.php).

Transportez vos médicaments dans de bonnes conditions, à température ambiante, préserve leur stabilité et leur efficacité. Néanmoins, des précautions particulières s’imposent pour certains d’entre eux :

- pas d’exposition à la lumière ;
- pas de congélation, ni de températures trop basses ;
- une protection contre la chaleur (glacière, sac isotherme, réfrigérateur) ;
- le respect des durées de conservation, notamment pour les formes liquides entamées (solutions buvables, collyres, antiseptiques...), moins stables dans les conditions de températures tropicales.

Évitez, si possible, les médicaments sous forme de suspensions buvables (les sirops), qui peuvent couler ou encore de suppositoires, car ils se détériorent facilement. Pour les voyages, préférez les comprimés, gélules, ampoules ou sachets (à condition de disposer d'une eau potable).

Dans tous les cas, demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien, prenez le temps de lire attentivement sur la notice les précautions de conservation de vos médicaments.

Le passage aux douanes

Pour les médicaments de la famille des stupéfiants (comme la morphine, par exemple), les quantités transportées ne doivent pas dépasser la durée maximale de prescription.

Les justificatifs à présenter si vous vous déplacez :

- dans un pays de l'espace Schengen : une autorisation de transport, afin de justifier la nature licite des médicaments. Cette autorisation, valable 30 jours, est délivrée sur demande par l’Agence régionale de santé du département où votre médecin prescripteur est enregistré.
- dans un pays européen hors espace Schengen (le Royaume-Uni, par exemple) ou dans un pays hors Union européenne : vous devez obligatoirement être en mesure de présenter une ordonnance de votre médecin auprès des autorités de contrôle.

Pour les médicaments qui ne sont pas des stupéfiants, la quantité transportée doit correspondre à la durée du traitement ou, à défaut, à trois mois de traitement. À la douane, une ordonnance du médecin est nécessaire si la durée de traitement dépasse 3 mois. Néanmoins, par précaution, emportez-en une avec vous.

Il n'y a pas d'harmonisation des réglementations, mais seulement des recommandations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Chaque pays applique ses propres dispositions. Vous devez donc vous renseigner auprès de l'ambassade ou du consulat de votre pays de destination pour connaître les règles en vigueur. Généralement, l'ordonnance du médecin suffit, si le séjour est inférieur ou égal à la durée de prescription. Si la durée du séjour est plus longue et que vous emportez plus de médicaments que la quantité maximale autorisée, vous devrez vous munir, en plus de l'ordonnance du médecin, d'une **attestation de transport*.

Enfin, si votre traitement nécessite l'utilisation d'aiguilles, de seringues ou de stylos injecteurs, il est vivement conseillé de pouvoir fournir un certificat médical, dans votre langue et en anglais, précisant que ce matériel est dédié à l'injection de vos médicaments.

L'espace Schengen désigne un espace de libre circulation des personnes entre les États signataires de l'accord de Schengen, entré en vigueur le 26 mars 1995. Il comprend aujourd'hui 26 États de l'Union européenne (UE) : l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, le Danemark, l'Espagne, la Finlande, la France, la Grèce, l’Islande, l'Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas, la Norvège, le Portugal, la Suède, la Suisse, l’Estonie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, le Liechtenstein, Malte, la Pologne, la Slovénie, la Slovaquie et la République Tchèque.

Les médicaments vendus à l'étranger

Pour éviter tout risque d'erreur, il est préférable de ne pas acheter de médicaments à l'étranger sans avis médical. Pour vos traitements, assurez-vous de partir avec une quantité suffisante de médicaments achetés dans votre pays de résidence. Toutefois, si vous êtes amené à acheter des médicaments au cours de votre séjour, demandez à votre médecin de vous préparer une ordonnance rédigée avec les noms des spécialités et leur dénomination commune internationale (DCI). Pensez également à vérifier la date limite d'utilisation sur l'emballage.

Attention, prenez garde aux contrefaçons de médicaments, en vente libre de plus en plus fréquemment dans la rue ou sur les marchés d'un grand nombre de pays en voie de développement. Ces médicaments, souvent bien imités, ne présentent aucune garantie de sécurité et peuvent contenir des substances toxiques. Si vous devez acheter un médicament d'usage courant sur place, par exemple un antiseptique ou un médicament contre la douleur, il est toujours préférable de consulter un professionnel de santé (par exemple dans un dispensaire), qui vous indiquera où acheter des médicaments de bonne qualité.

La DCI est le nom internationalement reconnu de la substance active d'un médicament. Elle est déterminée pour être utilisable sans ambiguïté dans un grand nombre de langues. Le plus souvent, les médicaments portent sur leur boîte leur nom commercial et, en-dessous, la DCI du principe actif.

Toutefois, prenez garde : il se peut que le nom de la molécule inscrit ne soit pas la DCI, mais une dénomination commune propre à un seul pays. Par exemple, la DCI du Doliprane est "paracétamol". Pourtant, dans certains pays, la dénomination commune de cette substance active est "acétaminophène".