Les restrictions de sortie durant le premier confinement ont limité la pratique sportive chez les plus jeunes : 14% d’entre eux n’ont d’ailleurs pas fait de sport du tout pendant cette période [1]. Or, ce deuxième confinement leur permet de se dépenser sur les installations scolaires et publiques dédiées à l’exercice physique. Le mot d’ordre ? En profiter un maximum, dans le respect des consignes sanitaires.

L’importance du sport chez les enfants et adolescents ne fait aucun doute: il aide à se sentir bien dans son corps, et dans sa tête. Couplée à une alimentation saine et équilibrée, la pratique d’une activité physique est d’autant plus efficace, et minimise les effets de la sédentarité.

Depuis le confinement, l’activité physique en nette baisse chez les enfants

Les restrictions de sortie imposées entre mars et mai ont eu un impact direct sur l’activité physique des 6-18 ans.  

 

Contraints de rester à la maison, les jeunes enfants et adolescents ont passé beaucoup plus de temps sur les écrans (télévision, Internet, jeux vidéo…) au détriment d’activités physiques et sportives en extérieur [1]. 

 

Cette hyperconnexion s’est donc traduite depuis le confinement par une forte hausse des activités sédentaires sur écran : 33 heures en moyenne par semaine, contre 23 heures avant le confinement [1]. 

Rentrée scolaire : une timide reprise sportive pour les enfants et adolescents

Le déconfinement de mai et le retour en milieu scolaire ont permis de retrouver une bonne hygiène de vie en se remettant à la pratique d’une activité sportive. Pourtant, la reprise de septembre-octobre a été moins « sportive » que les années précédentes. 

 

Actuellement, à peine 1 famille sur 2 envisage d’inscrire ses enfants dans un club ou une association sportive, lorsque cela sera possible. Elles étaient 2 sur 3 à s’y engager à la rentrée 2018 [2].  

 

Il s’agit donc d’un million d’inscriptions en moins, en 2020, pour la tranche d’âge des 6-18 ans. Un chiffre d’autant plus étonnant que ces mêmes jeunes, du primaire au lycée, étaient près de 90% à vouloir faire du sport dès la rentrée [1]. 

 

 De plus, la COVID-19 ne semble pas être la raison principale de cette baisse des inscriptions sportives : l’argument du risque sanitaire ne motive la décision que dans 1 cas sur 5.  

 

Dans ce contexte plus que jamais, n’hésitez pas à proposer un vaste panel de disciplines sportives à vos enfants. Cela suscitera peut-être chez eux l’envie de s’y essayer dès la levée du confinement de cet automne. 

L’activité physique : un point essentiel pour la santé des plus jeunes

Le sport a tout bon, et les enfants eux-mêmes le reconnaissent. En témoignent les résultats d’un sondage sur les bénéfices de l’activité physique [1] mené auprès des jeunes. La pratique du sport leur permet de : 

 

  • se défouler, 92% le déclarent,  
  • d’être en bonne forme, 90% sont également d’accord,  
  • de faire de nouvelles rencontres amicales, pour 79% d’entre eux, 
  • de booster la confiance en soi, selon 78% des jeunes interrogés [1]. 

 

Point important : l’influence des parents. Ces mêmes enfants ont clairement exprimé que l’attitude de leurs parents jouait un rôle crucial dans leur motivation sportive. Ainsi, dans 2 cas sur 5, les enfants choisissent un sport déjà pratiqué par leurs parents

Quelle durée pour l’activité physique journalière des enfants ?

Selon la classe d’âge, les besoins d’activité physique journaliers sont différents. Pourtant, l’objectif reste toujours le même : dépenser de l’énergie pour trouver un bon équilibre entre muscles et masse grasse [3]. 

 

  • pour les enfants de moins de 5 ans : 3 heures d’activités physiques par jour (marche, draisienne ou tricycle, jeux d’adresse, jeux d’équilibre…) sont nécessaires au bon développement ; 
  • pour les enfants de 6 à 11 ans 1h minimum d’activité physique par jour (marche, vélo, course à pied…) est recommandée ; 
  • pour les adolescents de 12 à 17 ans : 1h minimum dactivité physique par jour, d’intensité modérée à élevée, est également conseillée. 

 

Le maintien de ces pratiques est rendu possible malgré le contexte de crise sanitaire. Les enfants scolarisés continuent de bénéficier des cours hebdomadaires d’Education Physique et Sportive. Et chaque jour, ceux-ci peuvent pratiquer une activité en extérieur dans un périmètre d’1km autour de chez eux [4], grâce à l’attestation dérogatoire prévue à cet effet. 

En plus du sport, une alimentation saine et équilibrée au quotidien

L’alimentation juvénile reste un véritable enjeu en France puisque en 2015, 13% des enfants de 6 à 14 ans étaient en surpoids et 4% souffraient d’obésité [5]. A l’inverse, près de 20% des jeunes filles de 11 à14 ans étaient considérées comme trop maigres [5]. 

 

Les 3 repas quotidiens doivent être pris dans de bonnes conditions : c’est à dire à table (sans écran), à la cantine ou en famille et à heures régulières. 

 

En panne d’imagination pour vos repas ? Le site mangerbouger.fr regorge d’idées, avec plusieurs recettes pour cuisiner avec vos enfants. 

Sources

[1]  https://www.assurance-prevention.fr/presse/etude-campagne-enfants-sedentarite-confinement 

[2] http://www.odoxa.fr/sondage/clubs-sportifs-conditions-sanitaires-forte-baisse-inscriptions-perspective/ 

[3]  https://www.ameli.fr/paris/assure/sante/themes/surpoids-enfant/pratiquer 

[4] https://www.sports.gouv.fr/accueil-du-site/article/application-des-decisions-sanitaires-pour-le-sport 

[5]  https://www.assurance-prevention.fr/equilibre-alimentaire-enfant-regles.html 

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