Maladies transmises par les moustiques : les connaître et les prévenir
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Piqûres de moustiques : quels sont les risques d’attraper une maladie ?

Souvent bénignes malgré les démangeaisons, les piqûres de moustiques peuvent aussi transmettre des maladies dites « vectorielles ». Avant l’été, un appel à la vigilance s’impose…

Piqûres de moustiques : quels sont les risques d’attraper une maladie ?

Souvent bénignes malgré les démangeaisons, les piqûres de moustiques peuvent aussi transmettre des maladies dites « vectorielles ». Avant l’été, un appel à la vigilance s’impose…

Le changement climatique et les échanges mondiaux favorisent la propagation de maladies tropicales sur l’ensemble de la planète. Parmi les vecteurs de transmission, les moustiques sont porteurs de maladies virales et parasitaires. Chikungunya, dengue, Zika, paludisme… Focus sur les risques et les moyens de s’en prémunir.

Piqûres de moustiques et maladies : de quoi parle-t-on ?

La plupart du temps, une piqûre de moustique occasionne de vilaines démangeaisons, souvent très pénibles, mais bénignes pour la santé humaine. Plus rarement, ces piqûres peuvent avoir de graves conséquences.

On parle alors de maladies « vectorielles », transmises par un vecteur – le moustique en l’occurrence – lui-même infecté après avoir piqué un individu ou un animal porteur de la maladie [1]. L’insecte est alors capable, après quelques jours d’incubation, de transmettre l’infection à une personne en la piquant. 

De quelles maladies parle-t-on ?

Les infections propagées par les moustiques sont issues de régions aux climats chauds et humides dites « zones endémiques ». Avec le changement climatique et le développement des échanges internationaux (tourisme, commerce…), ces pathologies se répandent dans des zones géographiques épargnées jusqu’ici ou réapparaissent dans des secteurs où elles avaient disparu [1b].

Il existe deux types de maladies vectorielles propagées par les moustiques.

Les maladies virales [2]

Le Chikungunya peut provoquer différents symptômes tels que la fièvre, des nausées, des céphalées, des éruptions cutanées, ainsi que de fortes douleurs articulaires et des courbatures (en langue africaine Makondée « chikungunya » signifie « qui marche courbé en avant » [3]). L’infection passe parfois inaperçue et le rétablissement est total au bout de quelques semaines, les complications graves étant rares pour cette pathologie. 30 cas importés des zones endémiques ont été recensés en 2023 en France métropolitaine.

La Dengue provoque des symptômes proches du Chikungunya, tels qu’une forte fièvre, des maux de tête intenses, des douleurs articulaires ou encore une éruption cutanée. Ses effets se font sentir entre 2 et 7 jours et les complications graves sont rares, touchant plus particulièrement les personnes fragiles. Plus de 2000 cas importés ont été recensés en France en 2023 (lire également ci-dessous).

Le virus Zika se traduit par un syndrome grippal, des œdèmes aux pieds et aux mains, une éruption cutanée et une conjonctivite. Dans la majorité des cas, les symptômes sont peu présents et disparaissent en quelques jours. Une vigilance particulière est toutefois nécessaire auprès des femmes enceintes, le Zika pouvant causer des malformations congénitales. 9 cas importés ont été recensés en France métropolitaine en 2023.

La fièvre jaune est due au virus Amaril. Elle peut provoquer de la fièvre, des nausées, des maux de tête et des douleurs musculaires qui disparaissent généralement en 3 à 4 jours. Une aggravation de la maladie où le risque de décès est présent est constatée chez 15% des patients.

L’encéphalite japonaise touche principalement les enfants. Bégnine la plupart du temps, elle peut prend une forme très sévère seulement dans un 1 cas sur 250, avec l’apparition de signes neurologiques.

La fièvre du Nil Occidental peut causer une maladie neurologique. Elle est asymptomatique dans 80% des cas, mais peut prendre une forme sévère chez des patients de tous âges. Ce virus est présent dans le pourtour méditerranéen français.

Dengue : alerte sur la recrudescence des cas en France

Entre le 1er janvier et le 23 avril 2024, plus de 1600 cas de dengue ont été enregistrés en France métropolitaine, contre seulement 131 cas sur la même période en 2023 [4]. Plus de 86 % des personnes infectées revenaient de Martinique, Guadeloupe ou de Guyane, où l’on constate des épidémies depuis le second semestre de 2023. Les autorités sanitaires en appellent à la vigilance afin de limiter le risque de circulation de la dengue.

Les maladies parasitaires [5]

Le Paludisme provoque des accès de fièvre, des céphalées, des vomissements et des douleurs musculaires. Il peut être difficile à détecter, sa période d’incubation pouvant aller jusqu’à deux mois. Une forme de la maladie (le paludisme à P. falciparum) peut évoluer en une affection grave si elle n’est pas traitée dans les 24 heures. 2185 cas importés ont été enregistrés en France en 2021.

• La Filariose lymphatique ou « éléphantiasis » se traduit par la présence de parasites dans le corps causant des dommages aux systèmes lymphatique et immunitaire ainsi que des lésions rénales. Cette maladie est à l’origine d’un gonflement et d’un épaississement important de la peau et des tissus.

La cas du moustique tigre

Apparu en France métropolitaine pour la première fois en 2004, l’aedes albopictus, plus connu sous le nom de moustique tigre a été à l’origine des premières transmissions du chikungunya, de la dengue et de Zika en métropole [6]. Trois maladies dont il est toujours un vecteur important.

Reconnaissable à sa petite taille (5 mm) et à ses rayures noires et blanches, il est aujourd’hui présent dans une grande partie de l’hexagone, où il colonise actuellement 78 départements métropolitains sur 96. Cette espèce très active dans la journée est particulièrement agressive à l’aube et au crépuscule.

Consultez la carte de présence du moustique tigre dans votre région ou sur votre lieu de vacances.

Prévention : comment se protéger ?

Lutter contre la prolifération des moustiques et des maladies qu’ils transmettent participe d’un effort à la fois collectif et individuel.

Au niveau de l’État, la présence et la prolifération de ces insectes fait l’objet d’une surveillance, à l’instar du nombre de cas et des types de maladies qu’ils transmettent. Une sensibilisation des populations concernées est également mise en place, ainsi que des opérations de désinsectisation autour des établissements de santé.

À titre individuel, chacun peut agir chez soi pour supprimer les eaux stagnantes qui abritent les larves, afin de réduire le nombre de moustiques, à savoir [7] :

  • Réparer les fuites pour éviter la formation de flaques ;
  • Vérifier l’écoulement des eaux pluviales ;
  • Nettoyer régulièrement les gouttières, regards et caniveaux ;
  • Couvrir les bidons, citernes et bassins de récupération d’eau avec du tissu ou un voile moustiquaire ;
  • Ranger tous les objets pouvant contenir de l’eau stagnante (pots, sceaux, bacs, arrosoir, brouette, jeux d’extérieur…).

Pour vous protéger des piqûres, plusieurs moyens ont déjà fait leurs preuves, par exemple :

  • À l’intérieur de l’habitation, placez des moustiquaires aux fenêtres et utilisez des diffuseurs électriques ;
  • En extérieur, utilisez des répulsifs cutanés et des spirales anti-moustiques pour les éloigner de vous.

Jeux, jardinage, barbecue, baignade… En été, la présence d’insectes peut vous gâcher la vie lors de vos activités en extérieur. Découvrez comment vous protéger efficacement contre les guêpes avec AXA Prévention.

Sources