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Chutes des seniors : comment les éviter ?

Véritable enjeu de santé publique, le risque de chute chez les seniors concerne chaque année en moyenne 1 personne sur 3 de plus de 65 ans. A domicile et en extérieur, des moyens existent pour prévenir et limiter ces accidents de la vie courante.

Chutes des seniors : comment les éviter ?

Véritable enjeu de santé publique, le risque de chute chez les seniors concerne chaque année en moyenne 1 personne sur 3 de plus de 65 ans. A domicile et en extérieur, des moyens existent pour prévenir et limiter ces accidents de la vie courante.

Plus de 450 000 seniors, au-delà de 65 ans, sont victimes d’une chute accidentelle tous les ans [2]. Augmentant avec l’âge, ce risque n’est heureusement pas une fatalité : exercice physique, aménagements intérieurs et extérieurs… Des solutions peuvent être déployées pour s’en prémunir !

Chutes des seniors : de quoi parle-t-on ?

Les chutes des seniors sont au cœur de la Journée Prév’Attitude 2022, organisée par Assurance Prévention, l’association des assureurs français. L’objectif de cet évènement ? Attirer l’attention de tous – les séniors et leur entourage – sur ce danger domestique…

 

À la question « d’où vient ce risque ? », on peut répondre que plusieurs facteurs de chute sont identifiés :

  • faiblesse musculaire,
  • maladie,
  • vertige,
  • problèmes d’articulation,
  • troubles de l’équilibre…

 

Et les risques augmentent avec l’âge. Pour mieux comprendre et anticiper ce danger, l’étude « Les seniors face au risque de chute », réalisée à l’initiative de l’association Assurance Prévention, apporte des données précises sur ce phénomène, dont les causes et conséquences sont souvent méconnues.

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2 chiffres clés sur les chutes des séniors

Seuls 17% des seniors ont conscience que les chutes survenues à domicile constituent la première cause de mortalité accidentelle.

Près de 10 000 personnes âgées de 65 ans et plus décèdent chaque année des suites d’une chute.

Les Français sont conscients des enjeux… mais beaucoup reste à faire

Deux Français sur trois (61 %) ont dans leur entourage une personne âgée ayant fait une chute chez elle au moins une fois. Ce pourcentage atteint 80 % parmi les Français qui accompagnent une personne âgée au quotidien (les « aidants »).

59 % des Français et 73 % des aidants s’estiment bien informés sur le sujet des risques de chute mais seulement 37 % des Français considèrent que les personnes âgées sont elles-mêmes assez sensibilisées.

Alors que l’aménagement du logement est perçu comme un facteur déterminant de prévention des risques de chute par 96 % des répondants, seuls 27 % d’entre eux considèrent que les personnes âgées sont suffisamment accompagnées dans l’aménagement de leur habitation.

26 % des personnes âgées utilisent des objets connectés (téléassistance par exemple) pour alerter leurs proches en cas de besoin, selon les aidants interrogés. Ces outils permettent de renforcer la vigilance auprès des aînés et représentent un gage de sérénité pour les aidants qui sont ainsi prévenus rapidement lors d’une chute ou d’un malaise de leur parent.

 

Publiée en octobre 2020, l’enquête ChuPADom (pour Chutes des personnes âgées à domicile) menée sous l’égide de Santé Publique France a permis de comprendre plus en détail les circonstances des chutes [3].

On y apprend que :

  • la toilette (15%) et la marche (14%) sont les activités les plus fréquemment pratiquées au moment de la chute.
  • la chambre rassemble à elle seule 20% de ce type d’accidents,
  • 43% des personnes interrogées sont tombées de leur hauteur ou de faible hauteur.
Connaitre les profils de seniors concernés pour sensibiliser ses proches

L’enquête ChuPADom a également permis d’établir 5 « profils de chuteurs » [3]…

  • les seniors les moins âgés qui prennent des risques et tombent d’une grande hauteur ;
  • les personnes qui chutent dans les escaliers
  • les seniors autonomes victimes d’une perte d’équilibre
  • les seniors dépendants qui chutent lors d’une activité dite de faible intensité
  • les personnes très âgées, limitées dans leur vie de tous les jours, dont les circonstances de la chute sont difficilement identifiables.
Comment prévenir efficacement les chutes dans la maison ?

D’après Assurance Prévention, seulement 16% des seniors ont aménagé leur logement pour limiter les risques de chute. Quelques bonnes pratiques, faciles à mettre en place, suffisent pour aménager son intérieur de façon sécurisée, et permettent d’éviter que votre appartement ou votre maison ne ressemblent à un parcours du combattant…

  • Libérez le passage : petits meubles, fils électriques et objets encombrants doivent être rangés pour ne pas vous gêner lors de vos déplacements ;
  • Entreposez les affaires que vous utilisez le plus à portée de main ;
  • Installez un bon éclairage, surtout si vous souffrez de problèmes de vue ;
  • Enlevez les tapis dans lesquels on peut se prendre les pieds et munissez-vous de chaussons antidérapants pour les parquets glissants ;

 

Vous pouvez aussi demander de l’aide (ou vous en charger pour un proche âgé) afin de :

  • Faire installer des points d’appui comme des rampes ou des barres pour s’asseoir et se lever sans danger, notamment dans les pièces d’eau ou la cuisine;
  • Prévoir un sol antidérapant dans la douche ainsi qu’une barre de maintien ou un siège fixé au mur ;
  • Equiper les toilettes d’un réhausseur qui permet de s’asseoir ou de se lever plus facilement.
Qualité du mode de vie : les aidants en soutien, des objets connectés pour les aider

La qualité du mode de vie constitue un aspect fondamental du bien-vieillir et donc de la prévention des chutes au domicile. Neuf Français sur dix estiment qu’une alimentation saine, équilibrée et régulière ainsi qu’une activité physique régulière y contribuent.

60 % des aidants interrogés déclarent pratiquer une activité physique régulière avec la personne âgée qu’ils accompagnent. Selon 82 % de ces mêmes aidants, leur proche âgé aidé consomme des fruits et légumes plusieurs fois par semaine.

35 % des aidants notent que leur proche âgé utilise des outils connectés, soit au quotidien (23 %) soit pour alerter les proches en cas de besoin (26 %). Le développement de ces objets, favorisant le lien, permettrait de renforcer la vigilance auprès des aînés, en particulier des personnes isolées.

Focus sur les impacts psychologiques de la chute chez les seniors

En dehors des risques de déshydratation dus à l’immobilisation, les séquelles psychologiques et sociales peuvent donc être importantes. Le sentiment d’impuissance se mêle à la crainte de perdre son autonomie, et peut déclencher une perte de confiance voire un état dépressif.

Le syndrome post-chute, constaté dans 4% des cas [3], fonctionne comme un cercle vicieux : les conséquences psychologiques finissent par limiter les mouvements et augmenter d’autant plus la possibilité d’accident. Après une chute, il y a 20 fois plus de risque de retomber de nouveau au cours de la même année [1].

L’appréhension de retomber va aussi inciter la personne à limiter ses déplacements et à réduire les sorties qui rythment sa vie sociale.

Comment prévenir efficacement les chutes dans la maison ?

D’après l’étude 2021 d’Assurance Prévention de , seulement 16% des seniors ont aménagé leur logement pour limiter les risques de chute. Quelques bonnes pratiques, faciles à mettre en place, suffisent pour aménager son intérieur de façon sécurisée, et permettent d’éviter que votre appartement ou votre maison ne ressemblent à un parcours du combattant…

 

  • libérez le passage : petits meubles, fils électriques et objets encombrants doivent être rangés pour ne pas vous gêner lors de vos déplacements ;
  • entreposez les affaires que vous utilisez le plus à portée de main ;
  • installez un bon éclairage, surtout si vous souffrez de problèmes de vue ;
  • enlevez les tapis dans lesquels on peut se prendre les pieds et munissez-vous de chaussons antidérapants pour les parquets glissants ;

 

Vous pouvez aussi demander de l’aide (ou vous en charger pour un proche âgé) afin de :

  • faire installer des points d’appui comme des rampes ou des barres pour s’asseoir et se lever sans danger, notamment dans les pièces d’eau ou la cuisine;
  • prévoir un sol antidérapant dans la douche ainsi qu’une barre de maintien ou un siège fixé au mur ;
  • équiper les toilettes d’un réhausseur qui permet de s’asseoir ou de se lever plus facilement.
Prévenir les chutes des séniors en extérieur

 La majorité des chutes ont effectivement lieu à l’intérieur du domicile, mais 48% surviennent à l’extérieur (garage, jardin, cour…). Il ne faut donc pas négliger la sécurité aux abords de votre logement.

 

Bonne pratique n°1 :

L’entrée de votre domicile doit notamment faire l’objet d’une attention particulière : installer un bon éclairage, une rampe dans l’escalier ou des nez de marche antidérapants suffisent le plus souvent à sécuriser les lieux.

Bonne pratique n°2 :

Si vous avez un jardin, privilégiez un sol stable et rugueux plutôt que des graviers ou des dalles glissantes. Entretenez-le (ou faites-le entretenir) régulièrement pour enlever les obstacles : plantes rampantes, mousse glissante, feuilles…

Bonne pratique n°3 :

Rangez aussi systématiquement les tuyaux d’arrosage après utilisation. Plus important encore : ne montez pas sur une échelle ou un escabeau sans être accompagné.

En prenant ces quelques précautions, vous écarterez de votre quotidien la plupart des risques de chute des seniors.