La prévention et la connaissance des bonnes pratiques demeurent les meilleurs outils pour éviter la survenue et la propagation de feux de forêt.
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Le risque d’incendie a atteint son paroxysme en France en 2025, avec un million d’hectares dévastés par des feux de forêt. Avec 1,5 fois plus d’incendies que la moyenne 2006-2021, elle représente la pire année à l’échelle européenne. [1]
La responsabilité du réchauffement climatique - en particulier les canicules et sécheresses qui en découlent et rendent les forêts particulièrement vulnérables - est clairement mise en cause dans la fréquence et l’intensité des feux de forêt. Météo France indique qu’avec un réchauffement climatique de 4°C : [1, 4]
- le risque de feux de forêt s’étendra à l’ensemble du territoire ;
- la saison à risque s’allongera de un à deux mois ;
- le nombre de jours à risque sera deux fois supérieur dans le Sud de la France.
La prévention est plus que jamais nécessaire pour limiter les dégâts. Le dérèglement climatique amplifie en effet le risque d’incendie, l’étend à la quasi-totalité du territoire et allonge la saison des feux, qui commence plus tôt dans l’année.
Afin de lutter contre ces incendies hors normes, l’État lance entre juin et septembre 2026, la 9e campagne gouvernementale de prévention des feux de forêt et de végétation. Cette initiative vise à sensibiliser les citoyens et les touristes français comme étrangers aux risques de feux de forêt pour éviter que des incendies se déclenchent et savoir se protéger en cas de catastrophe.
>> 52 départements sont à risque de feux de forêt en 2026. [1] En savoir plus sur la météo des forêts afin de vous tenir informé sur le danger de feux dans chaque région.
Le saviez-vous ?
9 feux sur 10 sont d’origine humaine. Ils proviennent de l’activité économique (moissons, distribution d’électricité, chantiers BTP, etc.), de l’activité quotidienne (barbecue, mégot mal éteint jeté depuis une voiture, feux d’artifice, etc.) ou d’actes malveillants. [1]
Plus de la moitié des feux provoqués par des humains sont liés à des imprudences ou comportements inappropriés. Ils sont donc évitables. [1]
Face à cela, la diffusion de messages de prévention du risque incendie de végétation demeure la meilleure réponse pour se prémunir des ravages des flammes. Et en la matière, la vigilance est l’affaire de tous, au niveau individuel comme collectif, que l’on se promène dans un espace naturel ou que l’on se trouve chez soi.
Il y a tout d’abord les gestes qui relèvent du bon sens : écraser les mégots de cigarette dans un cendrier, éviter le barbecue et les travaux près de la végétation, stocker les produits inflammables loin de la maison.
Le bon entretien des constructions, qu’il s’agisse de maisons individuelles ou d’installations collectives (campings, chantiers…) joue également un rôle vital dans la réduction des risques d’incendie.
Le débroussaillement constitue par exemple une obligation légale fixée par le Code forestier ou des arrêtés préfectoraux (pour la Corse). Défricher les abords d’un bâtiment préserve aussi bien les personnes que les biens. En cas de sinistre, cette protection passive limitera la puissance des flammes, et donc leur impact. Un secteur « propre » sera donc aussi plus facilement maîtrisé par les pompiers, qui pourront redéployer leurs forces sur les feux en milieu naturel.
>> Le risque incendie est aggravé les jours de vagues de chaleur, qui sont sept fois plus nombreux en 2016-2025 qu’en 1961-1990.
Face à un incendie, avant toute chose, tâchez de garder votre calme. Vous devez contacter au plus vite le 18 (pompiers), le 112 (secours) ou le 114 (pour les personnes malentendantes). Votre interlocuteur vous demandera de lui transmettre un maximum de précisions sur la nature de l’incendie, et sa localisation.
Avant le feu de forêt :
- Se renseigner en mairie sur l’existence d’un PPRif (plan de prévention des risques d’incendies de forêt).
- Identifier les mesures applicables à son habitation (gouttières, toitures, aérations).
- S’assurer qu’il n’y a pas des récipients de gaz ou de liquides inflammables susceptibles d’être exposés au feu.
- Préparer un kit d’urgence et des vêtements protecteurs.
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En cas de feu de forêt :
- Informer les pompiers (18), le 112 ou le 114 (personnes malentendantes) avec calme et précision et localiser l’incendie.
- Rechercher un abri en fuyant dos au feu, dans une habitation débroussaillée (éviter la voiture).
- Rentrer le tuyau d’arrosage et occulter les aérations avec des linges humides.
- Respirer, si possible, à travers un linge humide.
- L’habitation reste la meilleure protection. N’évacuer que sur ordre des autorités (mairie, préfecture, Alert, pompiers, police).
Après un feu de forêt :
- Sortir protégé
- Éteindre les foyers résiduels en les arrosant abondamment (eau, terre, sable)
- Inspecter son habitation en recherchant les braises qui auraient pu s’introduire sous les tuiles ou par des orifices d’aération.
- Prendre des nouvelles de ses voisins.
En tout état de cause, il est primordial de suivre les recommandations des autorités, y compris avant de regagner son logement, en cas d’évacuation préalable.
>> Feux de forêt, canicule, inondation, tempête… Retrouvez ces conseils et bien d’autres dans notre guide « Bien se protéger face aux événements naturels »
Évidemment, le mieux reste de ne pas en arriver là. Car si la doctrine de lutte contre les incendies continue de faire ses preuves, la réduction du nombre de départs de feu et la préparation aux conséquences du changement climatique passeront inévitablement par des efforts de prévention.

