Certaines situations professionnelles vous conduisent à travailler dans le froid : elles présentent par conséquent des risques pour votre santé. Découvrez les précautions à prendre pour limiter cet impact, et la législation encadrant le travail en ambiance froide.

En France, selon l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS), une vigilance s’impose pour toute activité professionnelle effectuée sous des températures inférieures à5°C. Ces situations d’expositions au froid concernent environ 100000 salariés, dans divers secteurs.[1]

Travailler dans le froid : quelles professions sont les plus exposées ?

  • Les manutentionnaires ou opérateurs dans l’industrie alimentaire, travaillant le plus souvent en chambre climatisée ou chambre froide ; 
  • Les employés ou entrepreneurs des métiers du froid, à l’instar des installateurs de chambres frigorifiques ; 
  • Les employés du BTP, les pêcheurs et les ostréiculteurs, les ouvriers agricoles durant l’hiver ; 
  • Les guides de haute-montage, les employés des remontées mécaniques ; 
  • Les sauveteurs-secouristes, les plongeurs professionnels. 

Travail en atmosphère froide : les obligations des entreprises

L’article R. 4223-15 rappelle que l’employeur prend « toutes dispositions nécessaires pour assurer la protection des travailleurs contre le froid et les intempéries ». 

 

Concrètement, le salarié travaillant en extérieur, dans un espace non chauffé (hangar, entrepôt) ou dans un local réfrigéré, doit avoir accès à une pièce chauffée pour se reposer, consommer une boisson chaude, se changer et faire sécher ses vêtements  [2]. 

 

L’employeur a également l’obligation de fournir des vêtements et protections adéquats et prévoir « un régime de pauses adapté et un temps de récupération supplémentaire après des expositions à des températures très basses ». 

Situations professionnelles d’exposition au froid et risques encourus

Le salarié travaillant dans une atmosphère froide est exposé à un certain nombre de problèmes sanitaires  : 

 

  • Des gelures et lésions dues au froid sur les doigts et orteils ; 
  • Des crampes musculaires ; 
  • Une fatigue accrue, des assoupissements ; 
  • De l’hypothermie, dès lors que la température corporelle descend à moins de 35 °C. 

 

Sur le long terme, l’exposition au froid peut entraîner des troubles musculo-squelettiques. Enfin, des chutes sur des surfaces gelées, ou directement liées à la perte de dextérité peuvent survenir. 

Travailler dans le froid : bien se protéger de la tête aux pieds

Que vous soyez exposé à un froid artificiel (chambre froide) ou à un froid naturel (travail en extérieur), les solutions pour limiter l’inconfort en lien avec votre activité restent les mêmes. 

 

Une tête, un cou, des mains ou des pieds mal protégés peuvent nous faire perdre jusqu’à 30 % de chaleur corporelle. Optez pour une tenue en polaire, un tour de cou, des gants et des chaussures isolantes, antidérapantes et imperméables. 

 

Votre tenue doit être avant tout confortable, et les matières thermorégulatrices privilégiées. Veillez à ce que l’air puisse circuler et se réchauffer entre les différentes couches de vêtements.  

Bien-être : des astuces pour améliorer votre quotidien si vous travaillez dans le froid

Lors des pauses, ou grâce à un thermos, ayez le réflexe de prendre une boisson chaude. Attention toutefois à ne pas abuser du café, qui favorise la déshydratation. Tisanes, chocolat, thé, eau citronnée ou même bouillon de légumes… Vous avez l’embarras du choix ! 

 

Les vêtements humides amplifient la sensation de froid : prévoyez dans la mesure du possible une tenue de rechange. Et si votre poste est statique ? Souvenez-Le froid engourdit le corps : bougez régulièrement et effectuez des étirements pour vous réchauffer. 

Sources

[1] Site https://www.inrs.fr 

[2] Site http://infosdroits.fr 

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