Santé environnementale en automne : bonnes pratiques à la maison

Pollution, qualité de l’air, cadre de vie, alimentation : les paramètres qui déterminent la santé de l’environnement influent aussi sur la santé humaine. Et avec l’arrivée des pluies et du froid automnal, l’environnement privilégié est… le domicile !

Santé environnementale en automne : bonnes pratiques à la maison

Pollution, qualité de l’air, cadre de vie, alimentation : les paramètres qui déterminent la santé de l’environnement influent aussi sur la santé humaine. Et avec l’arrivée des pluies et du froid automnal, l’environnement privilégié est… le domicile !

Quelles bonnes pratiques pouvez-vous mettre en place pour soigner la santé environnementale à la maison, pour protéger la santé de toute la famille ? Le petit guide de l’automne à parcourir et à partager autour de vous...

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C’est le temps moyen passé en espace clos ou semi-clos en France [1] 

Santé environnementale en automne : le défi de la pollution intérieure

Les températures baissent, le mauvais temps pointe son nez et naturellement, le temps passé à la maison augmente considérablement à partir de l’automne. Contrairement aux idées reçues, la pollution de l’air intérieur n’impacte pas forcément moins la santé que la pollution extérieure !

La santé environnementale dans le logement peut être affectée par plusieurs sources de pollution : [1]

  • La maison elle-même (matériaux de construction, décoration, mobilier) ; 
  • Les activités à la maison (fumer au domicile, utiliser des parfums d’intérieur, etc.) ; 
  • Les animaux et plantes à l’origine de la présence d’allergènes et de pollens ; 
  • Le chauffage avec des appareils nécessitant une combustion ; 
  • L’air extérieur et les sols.

Parce qu’il est le cumul de ces différentes sources, le domicile peut se remplir de contaminants chimiques (composés organiques volatils, monoxyde de carbone, pesticides, fumée de tabac), physiques (particules fines, perturbateurs endocriniens, amiante, fibres cancérigènes) et biologiques (moisissures, acariens, etc.), nocifs pour la santé humaine. [1]

Les personnes les plus exposées aux risques associés à ces contaminants chimiques, physiques et biologiques sont les femmes enceintes, les enfants de moins de 5 ans, les personnes âgées, mais aussi les personnes souffrant de maladies respiratoires ou cardiovasculaires de tous âges. [2]

Amiante, plomb, cadmium : la santé environnementale à la maison

Certains composés pouvant être présents dans votre habitation sont connus pour leur dangerosité. C’est pour cette raison qu’ils donnent lieu à des diagnostics obligatoires, avant toute vente ou location de logement.

Parmi eux :

  • le plomb potentiellement présent dans les tuyauteries et les anciennes peintures, peut provoquer des risques de saturnisme ; 
  • le cadmium affecte 7 000 sites pollués en France - les aliments produits sur ces sols peuvent présenter des risques pour la santé ; 
  • l’amiante, interdit dans les constructions, peut être présent dans les maisons anciennes et altérer la santé à la maison ; [1] 
  • le radon est un gaz radioactif qui peut causer des cancers du poumon.
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Bon à savoir

Pour connaître les risques spécifiques pouvant affecter son domicile et les recommandations pour protéger la santé environnementale, rendez-vous sur Géorisques. 

Composés organiques volatils : la pollution de l’air intérieur

 

D’autres composés peuvent nuire à la santé environnementale au domicile, et cela est d’autant plus vrai à l’arrivée du froid car l’utilisation de systèmes de chauffage non vérifiés peut être dangereuse.

Le monoxyde de carbone, en particulier, est un gaz toxique produit par la combustion (bois, gaz, charbon, etc.). Selon le Ministère de la santé, il est responsable de 1 300 intoxications accidentelles en France, chaque année.

>> Détecteurs de monoxyde de carbone, symptômes en cas d’intoxication, entretien… Retrouvez de nombreuses informations utiles pour vous prémunir contre les risques liés à ce gaz toxique

Parmi les autres composés organiques volatils les plus courants figurent également les pesticides présents dans la maison, qui peuvent provenir des cultures à proximité. Pour en savoir davantage sur votre exposition aux pesticides associés à celles-ci, n’hésitez pas à consulter la carte Adonis.

Enfin, les perturbateurs endocriniens suscitent de vives préoccupations chez les deux tiers des Français. Les cosmétiques, produits ménagers et même les jouets pour enfants peuvent être concernés.

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Bon à savoir

Le tabagisme au domicile nuit à toute la famille, car même si une seule personne fume au sein de votre foyer, les particules et l’odeur de tabac circulent dans l’air et se déposent sur les surfaces, objets et tissus. Lorsqu’un membre de votre foyer fume à l’intérieur, pensez à bien ventiler la maison pour éviter le tabagisme passif. Et dans l’idéal, minimisez la consommation de tabac, voire rendez possible l’arrêt du tabac à l’occasion du mois dédié à ce sujet de santé publique ! [3] 

Contaminants biologiques et allergisants au domicile

La santé environnementale repose aussi sur la chasse aux contaminants biologiques qui nuisent tant à l’environnement qu’à la santé humaine, en générant allergies et maladies respiratoires et infectieuses.

Des taux d’humidité élevés dans le logement peuvent favoriser les moisissures et les risques de contracter une maladie infectieuse. Certaines mauvaises pratiques peuvent également aggraver le risque, comme boucher les aérations pour se protéger du froid [2].

La présence d’allergènes à la maison est un autre enjeu majeur de santé environnementale. Tandis que le changement climatique accentue la présence de pollens, une mauvaise ventilation peut accentuer la prolifération des acariens. Nettoyer régulièrement son logement avec des produits naturels est clé en automne/hiver !

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Le saviez-vous ?

Le changement climatique influence la santé environnementale à l’intérieur de la maison : inconfort thermique, prolifération de moisissures du fait des fortes pluies, concentrations de polluants, travaux de rénovation énergétique modifiant la circulation de l’air.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.climatetmoi.fr

Bonnes pratiques de santé environnementale à la maison

Les constats sont nombreux, mais chacun peut agir à l’échelle de son habitation pour contribuer à assainir son environnement immédiat. Il existe en effet quelques gestes simples, qui permettent d’améliorer la santé environnementale dans le logement [1, 2] :

  • aérer la maison ou l’appartement au moins 10 minutes par jour (même s’il fait froid ou s’il pleut) ; 
  • aérer aussi après avoir cuisiné, nettoyé, bricolé chez soi ou pris une douche ; 
  • entretenir les appareils de chauffage et faire ramoner la cheminée ; 
  • entretenir les systèmes de ventilation et ne jamais boucher les entrées / sorties d’air ; 
  • éviter les produits émettant des composés organiques volatiles (diffuseurs, parfums) ;  
  • privilégier les produits d’entretien naturels (savon noir, vinaigre, bicarbonate) ; 
  • chasser les poussières pouvant contenir des polluants et allergènes ; 
  • privilégier les meubles, équipements et décoration avec étiquette A+ ; 
  • faire sécher le linge à l’extérieur ou aérer fréquemment la pièce utilisée à cette fin ; 
  • éviter de fumer, surtout à l’intérieur du logement.

Par ailleurs, certains travaux de rénovation du logement peuvent être nécessaires, si le logement est situé dans une zone à risque spécifique (radon, pesticides, cadmium, etc.).

Rappelons-le : la santé environnementale, ce n’est pas qu’une affaire d’environnement extérieur ! Elle se joue aussi, et surtout, à la maison.

Sources